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Rouffach, Notre Dame
Le premier orgue répertorié à Rouffach date de 1449. Il fut renouvelé par Chrysostome LETZER, de Fribourg, en 1571. En 1605, Hans KLEIN, bourgeois de Strasbourg, le remplace par un orgue avec Positif intérieur. En 1612, l'organiste est Hans Jacob WECKHERLIN. Thomas SCHOTT, de Bremgarten posa donc en 1626 un orgue, que vit Jean-André SILBERMANN, et dont la composition a été restituée par Christian LUTZ (Inventaire des Orgues du Haut-Rhin). Cet instrument avait un Positif de dos, et c'est de lui dont proviennent les plus anciens tuyaux qu'on peut encore entendre actuellement. L'étendue des claviers (41 notes), correspond à une Octave Courte (rapporté par Rabiny) et à l'absence à l'aigu du Sol#, Sib, Si et Do (confirmé par le devis de Dubois, 1758).
L'orgue de Thomas Schott a été réparé en 1694 (Johann Friedrich MACANDER ?) et en 1724 par GILS. En 1758, on demanda à Louis Dubois d'ajouter un dessus d'Echo, de porter les claviers à 45 notes (les 4 notes manquant dans l'aigu) et de compléter la composition. La Fourniture de Pédale faisait bien 12 rangs : dans son inventaire du 03/10/1758, Louis Dubois note :
C'était donc une curiosité, correspondant probablement à une esthétique allemande du 17 ème siècle (?) (pas d'Anche...). Dans son devis, Dubois propose aussi 3 Tremblants :"un fort pour le grand jeu, un médiocre pour les fluttes douces, le troisième pour les voyes humaines...".
Après l'intervention de Dubois, l'instrument était dans la configuration suivante :
En 1793, DEZELL, organiste à Rouffach, déclare que son orgue est dans un état "lamentable". En 1803 Joseph RABINY et François CALLINET remarquent dans leur devis que "L'orgue actuel n'est qu'au petit clavier", et passent donc les claviers à 51 notes (Do1-Ré5) en changeant les Sommiers.
En 1824, Joseph Callinet répare l'instrument. En 1855, c'est Claude-Ignace Callinet qui procède à la reconstruction de l'orgue, et lui donne le magnifique buffet néo-gothique qu'on peut voir aujourd'hui. Ce coup-ci, le Pédalier passe à 24 notes et les claviers à 54. Le Récit est rendu expressif. L'orgue est complètement restructuré, mais Claude-Ignace Callinet, lui aussi respectueux de l'instrument ancien, garde tout le matériel sonore, en n'ajoutant que la Montre 16' (Sib) (correspondant au nouveau buffet, plus grand) et la Flûte 8' du Positif. L'orgue a été livré pour Noël. En 1860, Claude-Ignace Callinet devient membre du conseil de fabrique. En 1876, il y eut des réparations, et en 1893, ce fut au "successeur" des Callinet, Joseph-Antoine BERGER de toucher à l'orgue, en ajoutant des jeux.
Bien entendu, ne présentant aucun intérêt pour les experts de l'époque, la Montre fut réquisitionnée en 1917.
En 1935, c'est au tour d'Alfred Berger de faire des modifications (fort mal, à en juger les réactions de Jean LAPRESTE qui vient voir l'orgue en 1950.
Alors bien sûr, il fallut faire le ménage : c'est Alfred KERN qui entreprit la restauration en 1983, en plaçant 7 jeux neufs :
Le retour du Bourdon 16' au Grand-orgue ne paraît pas expliqué correctement. Cette (longue) histoire de l'orgue de Rouffach n'est donc pas commune. Il y eut d'innombrables modifications, mais les jeux les plus anciens sont toujours là... Il y reste quand même 9 jeux du 17 ème siècle, et pas mal de tuyaux isolés.
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