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Les facteurs en Alsace

Orgues d'Alsace

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 Les facteurs d'orgues alsaciens


André Silbermann

Avant le XVIII ème

Le début du 18 ème siècle 
Le reste du 18 ème siècle 
Silbermann et ses héritiers 

Le 19 ème siècle : Callinet, Stiehr et Rinkenbach 

Le 20 ème siècle : l'"école" Roethinger 

L'essentiel des informations apparaissant ici concernent les facteurs d'Orgues installés en Alsace, et provient de l'Inventaire Historique des orgues d'Alsace, P. Meyer-Siat. 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
Cet instrument, complété par SILBERMANN (qui ajoute une pédale) sera transféré dans l'église St Grégoire de Ribeauvillé en 1749 par ROHRER.
 
 
 
Ebersmunster et Marmoutier (quoique complété par Jean-André) sont d'André SILBERMANN
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les tourelles centrales trilobées sont de Jean-André Silbermann (1736, Neuf-Brisach).
 
 
 
 
 
 Le début du 18 ème siècle

Le début du 18 ème siècle correspond à l'apparition d'une "particularité" alsacienne : l'Orgue entre au village. En 1700, il y a en Alsace 73 communes pourvues d'un orgue, et toutes, même les plus petites, veulent "s'équiper". 

Un marché important s'ouvre, mais il n'y a pas de facteurs locaux. C'est par exemple Claude LEGROS, de Metz, qui achève l'orgue du Temple-Neuf à Strasbourg en 1702, après la mort de Friedrich RING

Trois facteurs vinrent alors s'établir en dans le Bas-Rhin : 
 
André SILBERMANN (1678-1734)

Arrivé en Alsace en 1699, de Saxe, on ne sait pas chez qui il a appris son métier. (Certains disent chez RING). Il passe 2 ans chez François THIERRY, à Paris, pour étudier la facture classique française, mais après son établissement en Alsace (de 1704 à 1706). 


Gottfried (1683-1753)

Le frère d'André le suit de près en Alsace, et apprend la facture d'orgues auprès de celui-ci, dans le but de retourner en Saxe après sa maîtrise. Ce qu'il fit en 1709 (i.e. sans avoir vu les travaux d'esthétique Classique française de son frère). 


Jean-André (1712-1783)

L'ainé d'André reprendra l'affaire Silbermann en Alsace, car Jean Daniel (1717-1766) est parti rejoindre sont oncle en Saxe. 
Jean-André, voyagera lui aussi jusqu'en Saxe d'où il rapportera certains jeux (le Quintaton par exemple) 


Josias (1765-1786)

Le cadet et héritier de Jean-André (l'ainé s'appelait Jean-André comme son père, mais ne reprit pas l'affaire) ne lui survécut que 3 ans. 


Conrad SAUER (1735-1802)

Les héritiers de Silbermann partis ou reconvertis dans la facture de piano, c'est le contremaître de Josias qui poursuivit la "tradition Silbermann". Il reçut donc la charge d'entretien des 91 orgues construits en 80 ans par les Silbermann d'Alsace. 


Jean Conrad SAUER (1775-1828)

Le fils de Conrad Sauer reprit la suite de son père. Nous quittons alors le 18 ème siècle. 
 

Joseph WALTRIN (1679-1747)

Arrivé en Alsace en 1707 de Porrentruy, il avait appris le métier de son père. Totalement éclipsé par les Silbermann, Joseph transmit son affaire à son aîné : 


Jean-Baptiste (1708-1753)

Le fils de Joseph apprit aussi la facture d'orgues auprès de VON ESCH à Nancy. Jean-Baptiste fut sûrement meilleur professeur qu'organier, car si son oeuvre n'est pas très marquante, il a formé Louis DUBOIS et Jaque BESANÇON. 


Nicolas BOULAY (?-1763)

Apprit la facture d'orgues chez Waltrin puis s'établit à Herrlisheim. 


Jaque BESANÇON (1735-1811)

Il construisit de très beaux instruments, mais ne fit pas école. 


Louis DUBOIS (1726-1766)

Dubois a vraiment laissé sa marque, surtout grâce à ses buffets, qui se rapprochent beaucoup de ceux de Dom Bedos (donc beaucoup plus "français" que ceux de Jean-André Silbermann...) 
De plus, il transmit ses connaissances à Martin Bergäntzel. 


Martin BERGÄNTZEL (1722-1803)

Martin fut donc l'héritier de la tradition Waltrin par Dubois, et confia celle-ci à son fils Joseph. 


Joseph BERGÄNTZEL (1754-1819)

Il laissa surtout sa marque en formant Valentin Rinkenbach. 
 
 
 

Johann Georg ROHRER

Doué mais malchanceux, Rohrer essaya de suivre la même route que Silbermann, mais il ne fit malheureusement pas école. 

 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Bien sûr, il y eut d'autres facteurs, moins connus :
  • Nicolas BOULAY (?-1763), né au Tholy dans les Vosges, apprit le métier chez WALTRIN, puis s'installa à Herrlisheim vers 1750. Tout ce qui reste de son travail est le joli buffet de Holtzheim.
     
  • Georg Friederich MERCKEL (1691-1766), né à Berstett, devint concurrent de Silbermann avec l'aide de l'argent de son père. Violemment dénigré par Silbermann (comme Waltrin, Rohrer), il mourut à Strasbourg, sans avoir fait école, et sans le sou.

    On peut encore voir ses oeuvres à Lixhausen (où fut amené, par Stiehr, son orgue de Benfeld, 1735) et Bilwisheim (où fut amené, par Wetzel, son orgue de Hindisheim, 1758).
     

  • Johann Peter TOUSSAINT (1712-1777), de Weyer, travailla à Westhoffen à partir de 1739. Son Fils Jean Nicolas (1744-1803) prit sa suite. Les Tousaint ont laissé les orgues de Plobsheim et (surtout) le célèbre instrument de Lautenbach, qu'ils construisirent ensemble.
     
  • Georg HLADKY (1733-1808) vint de Bohème, accueilli en Alsace par ROHRER de 1758 à 1761. Après cela, Hladky s'installa à Baden-Baden (Allemagne) mais fit encore plusieurs travaux en Alsace (Haguenau, St Joseph (Soeurs grises), en 1780 et 1786, Sessenheim, 1793). On veut encore voir l'orgue qu'il construisit en 1786 (placé en 1792 à Waltersweier, Allemagne), et qui se trouve aujourd'hui à Olwisheim.
    Il est très probable que Georges Hladky, établi à Baden plus tard, soit son fils. Celui-ci construisit en 1787 un orgue pour Minversheim (disparu depuis).
     
  • Peter Friedrich BROSI (Prosi) (1700-1764) était compagnon d'André Silbermann de 1730 à 1734 (il travailla à Colmar St-Matthieu). Fort peu estimé par Jean-André, il travailla ensuite pour Rohrer, avant de s'établir à son compte à Bâle. Son fils Johann Jacob (Hans Jacob) (1748-1816) construisit un orgue pour Mulhouse, Ste-Marie (1788).
  • Johachim HENRY (1737-1804) et son fils Joseph (1763-1841) ont fait quelques travaux, surtout au cours de la Révolution (déménagements).
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 La suite du 18 ème siècle
 
Nicolas Martin MOELLER (1734-1794)

vint d'Allemagne s'installer à Oberbronn. 


Jean Frédéric (1762-1842) et Jean Jacques (1772-1834)

prirent la suite de Nicolas Martin, 

Jean-Jaques (1802-1871) et Louis (1808-1875)

reprirent alors la maison Moeller au début du 19 ème.

Les VERSCHNEIDER

C'est en 1837, lorsque les frères Jean-Frédéric, Nicolas et Jean-Georges Verschneider reprirent l'entreprise créée par leur grand-père Michel (1729-1797) qu'elle prit de l'essor à Puttelange et dans le village voisin de Rémering. 

Ils vinrent construire de nombreux instruments en Alsace et en Franche-Comté.

La dynastie Verschneider, installée à Puttelange (Moselle) compte en particulier :

  • Michel Verschneider (1729-1797),
  • Jean-Frédéric Verschneider Père (1771-1844),
  • Jean-Frédéric Verschneider Fils (1810-1884).
 

La demande étant forte, de nombreux autres facteurs vinrent construire des orgues en Alsace :

  • Pierre DELORME (1666-1728) d'Orléans (2 orgues)
     
  • Johann Carl BAUMANN (1714-1794) du Palatinat
     
  • Ferdinand STIEFFELL (1737-1818), de Rastatt.
    Son contremaître, Michel Stiehr, s'installera à Seltz pour fonder la célèbre maison Stiehr qui donnera à l'Alsace, jusqu'en 1926, quelques uns de ses plus beaux instruments.
     
  • Joseph RABINY (1732-1813), héritier de la tradition RIEPP construisit plusieurs orgues en Alsace grâce à son excellente réputation. Il s'installe à Rouffach en 1787, et, en 1798, son associé, alors devenu son beau-fils, François Callinet, vint le rejoindre.

    Le frère de Joseph Rabiny, Grégoire (1740-1821) travailla avec lui, mais continua sa carrière dans le Sud de la France après 1766, date à laquelle est né le fils de Joseph, Grégoire (aussi) (1766-1837). Grégoire fils devint également facteur d'orgues, et travailla notamment en Lorraine.
    On doit à Grégoire Rabiny le buffet (vide) que l'ont peut encore voir dans le coeur de l'église de Richwiller.
     

  • Nicolas TOLLAY (Wingersheim)
     
  • De Christian LANGES (1729-1790) il ne reste que quelques orgues qu'il a déménagés, et surtout le buffet du magnifique orgue de l'église protestante de Riquewihr, Ste Marguerite dont il fut l'auteur en 1783. Il était probablement originaire du Tyrol. Si les buffets étaient bons, le contenu laissait visiblement à désirer, ses affaires finissant parfois en procès.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Uhlwiller, un Positif de Dos en 1878
 Le 19 ème siècle : Callinet, Stiehr, Rinckenbach

Théodore, le fils de Jean-Conrad Sauer perpétua la tradition Silbermann jusqu'en 1834, où il frôla la faillite et quitta l'Alsace. Ce sont alors :

  • George WEGMANN (Mackenheim 20/04/1805-après 1859), ancien contremaître de Sauer à partir de 1832. Wegmann avait appris la facture d'orgues chez MARTIN à Waldkirch (Pays de Base, D). Il devnit l'associé de Sauer en 1833. Lorsque ce dernier partit pour Paris, il laissa l'entreprise - et donc l'entretien du grand-orgue de la Cathédrale de Strasbourg - à Wegmann. George Wegmann, accusé d' "immoralité", fit faillite en 1857. On en perd la trace en Tourraine un peu plus tard. Après Wegmann, ce fut :
     
  • Martin WETZEL (1794-1887) qui reprit le "flambeau" Silbermann à Strasbourg.

  • L'entreprise Wetzel dura jusqu'au 20 ème siècle. Martin avait appris le métrier chez Conrad Sauer, de 1818 à 1827. Il se montra supérieur à Wegmann.
    Martin eut deux fils, que l'on désigne souvent par "les Frères Wetzel", et qui travaillèrent ensemble surtout de 1864 à 1874 :
    • Emile (1822-1910), qui travailla ensuite seul à Bergheim (de 1874 à sa mort), et
    • Charles (1828-1902), qui s'associa avec son fils :
      • Edgar (1865-1945). Charles travailla avec son fils de 1890 jusqu'en 1902. Il s'établirent à St Pierre en 1897. Après la mort de son père, Edgard retourna à Strasbourg.
        Il y effectua des travaux jusqu'en 1945.

Mais le 19 ème siècle sera dominé en Alsace par trois entreprises d'exception, dont les fondateurs sont :
 
François CALLINET (1754-1820)

Les Callinet facteurs d'orgues sont très nombreux. Leurs instruments sont célèbres. En Alsace, on les trouve presque tous dans le Haut-Rhin. 

Les fils de François sont : 
Joseph (1795-1857) et Claude Ignace (1803-1874)

François Antoine BERGER (1816-1883)

Il fut contremaître de Joseph Callinet. A la mort de celui-ci, il créa sa propre entreprise et peut donc plus ou moins être considéré comme héritier de la tradition Callinet. 

La maison Berger continua jusqu'au 20 ème siècle. 

Michel STIEHR (1750-1829)

Les Stiehr, alliés aux Mockers (avec, en premier, Xavier MOCKERS (1780-1861) fondèrent plusieurs entreprises de facture d'orgues, celle de Michel et de ses fils Joseph, Ferdinand et Xavier, puis en 1860 STIEHR-MOCKERS, et STIEHR FRERES

Michel Stiehr était le contremaître de Ferdinand Stieffell. Aussi, Stiehr introduisit en Alsace les jeux allemands (Gambes, Salicional, Gemshorn...) 

Les orgues Stiehr sont nombreux en Alsace (surtout dans le Bas-Rhin). Si ces instruments, souvent de taille réduite, ne sont pas les plus renommés, leur facture est excellente et la sonorité (de ceux qui sont bien entretenus) tout à fait caractéristique d'un style "alsacien". 

S'ils ne comptent pas parmi les instruments les plus prestigieux, ils sont sûrement les plus attachants d'Alsace. Construits "pour durer", leur mécanique (les Stiehr et les Mockers n'ont jamais construit d'autres types de traction) est si robuste et précise que certains ont passé 40 à 50 ans avec un entretien "minimal". 
 

Valentin RINKENBACH (1795-1862) 

Représentant de l'"école suisse" en Alsace et héritier de la tradition Waltrin par Bergäntzel, il fonda une entreprise qui rayonna par s'excellent facture des instruments construits par les frères Valentin (1831-1870) et Charles (1834-1869), puis lorsqu'elle passa dans les mains de son neveu Martin Rinckenbach (1834-1917). 

Plus tard, Joseph (1876-1949), fils de Martin, fut contraint de suivre les "experts" du moment en pneumatisant de nombreux instruments et en construisant des jeux en zinc et en spotted (à cette époque, i.e. au tout début du 20 ème, seule la console comptait dans un orgue).


Parmi les autres facteurs, on notera :

Adam BLUM était un "itinérant" auteur d'une dixaine de réparations en Alsace et dans les Vosages, entre 1832 et 1868.

Blaise CHAXEL (1765-1843), né à Fraize et établi en 1792 à Herbolzheim, où il forma trois de ses fils à la facture d'orgues.
Chaxel s'orthographie parfois "Schaxel".

(François) Joseph CHAXEL (1797-1858), né (et décédé) à Herbolzheim, s'établit à Benfeld entre 1821 et 1829, date à laquelle il retourna chez son père Blaise (1765-1843) et date à laquelle Antoine Herbuté aurait plus ou moins pris sa suite, à Marckolsheim.
(On trouvera sur la page de St Pierre-Bois plus de détails sur ce facteur).

Antoine HERBUTÉ (1797-1880), se lança dans la facture d'orgues vers 1829 depuis Marckolsheim où il était aubergiste. Complètement discrédité en Alsace, il émigra en Suisse vers 1851, où il forma Bernard Tschanun.
Il forma aussi son fils Joseph (1827-?) qui travailla à Durrenentzen en 1836.

Les FRANZ étaient suisses, de Liesberg plus précisément. Les Franz (parfois orthographiés "FRANTZ") se sont établis à Sondersdorf dans la première moitié du 19 ème siècle. On peut voir les buffets qui restent d'eux à Sondersdorf et à Ligdorf.

Louis GEIB (1759-1827) et son oncle Johann Georg firent plusieurs travaux en Alsace, mais ne laissèrent rien de bien pérenne, si ce n'est une influence probable dans le style des buffets du 19 ème.
On a relevé un déménagement à Boofzheim en 1818, des réparations à Bouxwiller, St-Léger en 1804 et à Traenheim en 1823.
On trouve à l'église protestante de Harskirchen un remarquable buffet de Johann Georg Geib (construit aux environs de 1760), probablement pour l'orgue de la Hofkirche de Saarbrücken (et dont certains tuyaux de façade sont conservés).
En Alsace, Geib posa posa des orgues neufs à Drulingen (1802), à l'église protestante de Niederbronn-les-Bains (1807, il en reste le buffet du grand-orgue de l'orgue actuel et quelques tuyaux dans l'orgue de l'église protestante de Thann). Puis ce fut Obermodern, 1812.
En 1819, Geib fit un projet pour Weitbruch, mais l'instrument fut finalement posé à Marienthal. Mais en 1843, il fut démonté pour laisser place à un orgue Stiehr. L'évêque l'offrit en 1851 à Kaltenhouse. Il y fut remplacé en 1873 par l'orgue Stiehr-Mockers (1838) actuel, qui venait, ironie du sort, justement de Weitbruch.
Le dernier orgue neuf de Louis Geib fut probablement celui d'Oberschaeffolsheim, en 1826. Avec 9 jeux seulement, c'était un instrument assez petit, mais dont le buffet est probablement l'actuel (élargi en 1907).
Enfin, c'est à Geib que l'on commanda en 1814 deux buffets pour y loger l'orgue Silbermann de Strasbourg, St-Nicolas. Il n'est pas certain que le buffet actuel de ce malheureux instrument soit encore celui de Geib, mais s'il l'était, cela ferait de Geib le précurseur des "buffets-caisse" (voir Sermerhseim), avec pratiquement 15 ans d'avance.

Le Mosellan Adrian SPAMANN a construit une demi-douzaine d'orgues en Alsace, le premier étant celui de Hirschland, sur la page duquel on pourra trouver plus de détails.

La Maison Gebrüder LINK, de Giengen-an-der-Brenz a construit en Alsace, à partir de 1897 et jusqu'à la première guerre mondiale, quelques instruments "romantiques germaniques" qui offrent souvent de bien jolies surprises. Voir la page consacrée à Obenheim, sur la page duquel on pourra trouver plus de détails.

Aloïse LORENTZ (1858-1910) était établi à Souffelweyersheim (où il construisit aussi une chapelle). Il fit surtout des réparaitons, de 1895 à 1908, et un orgue (presque) neuf en 1905 : le malheureux instrument du Collège Foch à Haguenau (existe-til encore?).

Heinrich KOULEN, s'installa à Strasbourg en 1871. Il venait d'Heinsberg en Allemagne, après un passage à Aachen, mais était surtout l'élève de Joseph MERKLIN à Paris. On trouvera des détails de ses travaux sur la page de Neuf-Brisach, protestant. Vers 1898, Koulen suite aux déboires de son orgue de la cathédrale de Strasbourg, vendit ses ateliers et partit pour Oppenau, puis Augsbourg. Ce facteur eut néamoins une importance déterminante en Alsace, puisqu'il forma, entre 1881 et 1889 Edmond-Alexandre ROETHINGER. A Erstein, Roethinger devint le porte-drapeau de la Réforme Alsacienne de l'orgue, et forma à son tour directement ou indirectement tous les grands facteurs d'orgues alsaciens du 20 ème siècle (dont Georges SCHWENKEDEL, Ernest MUHLEISEN, Jean-Georges KOENIG, Alfred KERN).

François DIDIER (10/03/1894 - 05/06/1939) hérita de son père, après la guerre de 1914-1918, d'une entreprise assez mal en point. Il s'associa avec Joseph Voegtle, qui lui fit faux-bond en se mettant à son compte. Didier s'installa alors à Nancy, mais dut cesser son activité trois ans plus tard, en Décembre 1930. Son fonds fut repris par la Maison Jacquot. Il prit sa retraite à Metz, où il mourut en Juin 1939. En Alsace, il construisit l'orgue de Thierenbach en 1923.

La Maison allemande FISCHER+KRÄMER, d'Endingen, est connue en Alsace pour sa magnifique reconstruction de l'orgue de Thierenbach en 1992.

 
Bien sûr, Joseph MERKLIN "facteur d'orgues a Paris et à Bruxelles" n'est pas alsacien, mais ce concurrent du préstigieux CAVAILLE-COLL (qui ne posa, lui, qu'un orgue en Alsace, à Mulhouse) a laissé plusieurs orgues "haut de gamme" dans la région, dont celui d'Obernai (On trouvera sur cette page plus de détails sur ce facteur).

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Le 20 ème siècle : l'école Roethinger

Edmond Alexandre ROETHINGER (1866-1953) était un digne héritier de la tradition allemande. Elève de Koulen et de März, il commença avec quelques problèmes de qualité, puis s'affirma (Erstein, 1914) d'autant plus qu'il s'inscrivit dans la "Réforme alsacienne de l'orgue". 

Avec les dommages de guerre, ce sont de nombreux instruments pneumatiques, à la console perfectionnée et aux nombreux tuyaux en zinc qui sortirent des ateliers ROETHINGER. 

Max Roethinger (1897-1981), comme les autres, se reconvertit à la traction mécanique après 1960. Paradoxalement (car cela arrive rarement), c'est le dernier instrument de Roethinger, à Schiltigheim, qui est le plus réussi. 

En 1921, deux maîtres avaient rejoint la maison Roethinger : 

  • Georges SCHWENKEDEL (1885-1958) et père de Curt, qui réalisa d'excellents instruments (au Conservatoire de Strasbourg, à St Jean...) en introduisant l'harmonisation "à plein vent" (basse pression) et un zeste de style italien.

    La renommée de la Maison Schwenkedel est grande, mais pas assez en regard de la qualité des instruments qui sont sortis de ses ateliers. Certains (surtout ceux d'avant 1950) sont actuellement en mauvais état, et donnent une piètre image de ce qu'à pu être la facture de Georges Schwenkedel.

    En Alsace, ses élèves furent Louis BLESSIG (1927-1976), qui ne laissa guère que les orgues d'Eschbach et Eberbach, et surtout les frères Laurent et Chrétien STEINMETZ.

  • Face à Roethinger, il y avait la Maison KRIESS, qui fut tenue par trois générations de facteurs.

    Franz Kriess, le fondateur, est né en Allemagne, non loin d'Achern, en 1850. Il fonda la Maison de facture d'orgues qui porte son nom en 1886 à Molsheim. Fort soutenu par Adolphe GESSNER (1864-1919), Kriess est surtout connu pour les transformations souvent malheureuses qu'il apporta à des instruments historiques. Mais ses instrument neufs sont parfois fort intéressants : celui de Kilstett (1890) a disparu, mais ceux de Crastatt, Wangenbourg (tous deux de 1891) existent encore, tout comme Uttenheim (1892), le magnifique orgue de Flexbourg (1894), le malheureux orgue de Kleingoeft (1899), Fouday (1900), Ranrupt (1900)...

    La liste des travaux Kriess, parue dans Caecilia 1924 et reprise dans l'ouvrage de Médard BARTH cite 40 orgues neufs (de Strasbourg, Notre-Dame des Mineurs, 1886 à Niederbetschdorf) et 33 reconstructions.

    Après la mort de Gessner (1919), les choses furent plus difficiles. Franz Kriess francisa son nom en "François", et on trouve parfois la plaque d'adresse "François Kriess et Fils - Manufacture de grandes orgues - Molsheim (Bas-Rhin) - Maison fondée en 1886".

    Franz Heinrich KRIESS (1886 - 1964), le fils de Franz Xaver Kriess, apprit la facture d'orgues avec son père. Si on n'a pas vraiment gardé d'orgue neuf de Franz Heinrich en Alsace, il y en reste deux en Moselle : Rédange (1926) et Grundwiller (1932). Mais, si leurs Buffets sont en chêne et de belle facture, la tuyauterie était de facture industrielle, et les travaux de la Maison Kriess à cette époque sont souvent estimés bien bas.

    Robert KRIESS (1925 - ?) représente la troisième et dernière génération de facteurs d'orgue de ce nom. Il reprit l'entreprise au début des années 1960. Malheureusement associé à Alexander BARON (1962-1966), et souvent pour le pire, Robert Kriess ne fit que des transformations ou de petits travaux, mis à part l'orgue de Plaine, qui a été inventorié en 1986 (comme collection de pièces d'occasion...) et remplacé en 1993.

  • Ernest MUHLEISEN (1897-1981) est issu de l'école Roethinger. A son compte dès 1941, Ernest Muhleisen fut le véritable instigateur du retour à la facture "Baroque". Né à Echterdingen en Allemagne, Ernest Muhleisen effectua dans cette ville son apprentissage chez le facteur d'orgues Weigle.

    A partir de 1970, André SCHARRER, formé chez Gonzalez et Beckerath, précise le style de l'atelier dans la tradition française, avec Georges F. Walther. Agé de 26 ans, ce dernier succède à son père en 1980, après une période de formation chez Marcussen. L'équipe d'harmonisation se constitue en particulier autour d'André Schaerer dès 1971 et Jean-Christophe DEBELY à compter de 1988.

    La Manufacture d'Orgues porte aujourd'hui le nom Muhleisen G. Walther & Associés, elle est tenue par Patrick ARMAND.
    La Manufacture a reçu le titre de Meilleurs Ouvriers de France en 2000 pour la réalisation de l'orgue de Bad-Gandersheim (D).
    CD MuhleisenCe double CD a été enregistré à Bad Gandersheim, et permet d'apprécier l'exceptionnelle harmonisation d'André SCHAERER.
    "Coup de coeur" à Christoph Anselm NOLL pour la Toccata de Krebs, et à Christoph BOSSERT pour son étourdissante Toccata en Fa de Bach, qui est toujours l'épreuve reine sur un instrument de cette classe.

    Depuis 2008, Patrick ARMAND, collaborateur depuis 1984, d’abord comme compagnon, puis en tant que dessinateur-concepteur, assure la direction de la manufacture .

    Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.muhleisen.fr.

  • Le beau-frère d'Ernest Muhleisen, Alfred KERN, avec lequel il resta associé jusqu'en 1953, reconstruisit Masevaux, St Thomas et la Cathédrale de Strasbourg, et bon nombre d'orgues dans toute la France et bien au-delà, avec un succès bien mérité. Il promut aussi un style plus "Nordique".
  • La Manufacture d'Orgues Alsacienne (Hattmatt), était tenue par Gaston KERN jusqu'à sa récente retraite. Elle est aujourd'hui fusionnée avec l'autre Maison (Alfred et Daniel) Kern (Strasbourg - Cronenbourg).
  • Enfin, la Maison KOENIG de Sarre-Union perpétue aussi l'école Roethinger, comme la plupart des facteurs alsaciens d'aujourd'hui.  Jean-Georges (16/05/1920-26/11/1992) fonda son entreprise en 1945, à la suite de Henri VONDRASEK, qui s'était installé à Sarre-Union.
    Sa renommée fut assurée par le succès de la reconstructon de l'orgue du Bouquenom.
    Yves (né le 16/05/1950) prit la direction de l'entreprise en 1983. Elle comporte aujourd'hui plus d'une dizaine de collaborateurs. Il faut ajouter aux références de cette Maison le récent orgue de Strasbourg, St-Pierre-le-Jeune, catholique

    Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.orgues-koenig.fr/.


 
 Autres facteurs actuels

Né en 1953, Antoine BOIS a effectué son apprentissage dans l'entreprise familiale à Colmar. Titulaire du BC FO, il y a travaillé jusqu'en 1979. En 1980, il a créé sa propre entreprise à Orbey.
Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.rmcnet.fr/orgabois.


Quentin BLUMENROEDER a fondé sa Manufacture d'orgues et clavecins en Avril 1997. Ses ateliers, d'abord installés à La Walck, sont à présent situés à Pfaffenhoffen.
Formé initialement aux instruments mécaniques (Pianolas, limonaires), Quentin Blumenroeder a travaillé comme facteur d'orgues chez Rémy MAHLER puis Bernard AUBERTIN, et comme facteur de clavecins chez Emile JOBIN à Paris. Particulièrement doué pour les transmissions pneumatiques, il est l'auteur de la très remarquée restauration de l'orgue de choeur de Strasbourg, St-Thomas.
Vous pouvez visiter son site Internet : http://blumenroeder.free.fr


Christian BOETZLE a créé "Organis Nobilis" en 2001, après 15 d'activités chez d'autres facteurs. Associé à son épouse Madeleine REUSS, elle aussi facteur d'orgues, il a spécialisé son entreprise dans l'entretien et la restauration.
Après le succes rencontré lors des restaurations des orgues historiques Stiehr de Hoerdt et Wetzel de Bietlenheim (ainsi que des compléments à l'orgue Huguin de Strasbourg), l'entreprise s'est distinguée lors du récent relevage de l'orgue Tollay de Wingersheim.
Vous pouvez visiter son site Internet : www.organis-nobilis.com/


Hubert BRAYE est installé à Mortzwiller depuis Octobre 2000, avec une équipe de 4 personnes.


Bruno DILLENSEGER a fondé sa Manufacture d'orgues en 1988. Bruno Dillenseger est Maître facteur d'orgues, Compagnon menuisier (Premier prix d'orgue) et expert près des tribunaux de Strasbourg, Dijon et Albertville. Voici quelques uns de travaux de la Maison Dillenseger :

  • Lichtenberg, Ste-Marie Auxiliatrice : restauration de l'orgue STIEHR-MOCKERS, 1851 (1995)
  • Meisenthal (57), Naivité de la Vierge, restauration de l'orgue DALSTEIN-HAERPFER, 1898
  • Abreschviller (57), St-Pierre, restauration de l'orgue DALSTEIN-HAERPFER, 1873/1904
  • Niderviller (57), Ste-Croix, restauration de l'orgue DALSTEIN-HAERPFER, 1878
  • Voyer (57), N.D. de la Nativité, restauration de l'orgue DALSTEIN-HAERPFER, 1897
  • Struth, Relevage de l'orgue Gebrüder LINK, 1900 (2004)
  • Diffembach-Lès-Hellimer (57), St-François-de-Sales, restauration de l'orgue VERSCHNEIDER, 1871
  • Macheren (57), St-Thomas, restauration de l'orgue VERSCHNEIDER-KREMPF, 1885

Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.orgues-dillenseger.com/


Richard DOTT, jadis installé à Munster, mais ajourd'hui résident à Sélestat, possède de nombreuses restaurations très réussies à son actif : le Callinet de Bergholtz-Zell, le Rinckenbach de Griesheim-près-Molsheim, le fameux Besançon (est-il vraiment de Besançon ?) de Schwobsheim, le Roethinger de Stutzheim ou le Schwenkedel de Bartenheim. Sa participation à la restauration d'Ebersmunster, sa restauration des Silbermann d'Altorf et surtout de Colmar, St-Matthieu ont été très remarquées. Il entretient un autre orgue prestigieux : celui de Strasbourg, St-Paul.
On lui doit aussi le nouvel orgue d'Ottmarsheim, qui remplace, dans la préstigieuse abbaye octogonale, l'orgue Waltrin disparu fin février 1991.
Enfin, les orgues de l'église protestante de Gundershoffen, la reconstruction de l'orgue MOESSMER de Sélestat et celle d'un instrument neuf à Illzach étoffent encore plus ses références.
Vous pouvez visiter son site Internet : http://manufacture.orgue.free.fr.


Sébastien FOHRER a appris le métier chez Marc Garnier et Christian Guerrier. Il a obtenu son diplôme de facteur d'orgues en 2000 et a fondé son entreprise en juin 2001.

Il a relevé les orgues de Berrwiller, Urschenheim, Cornimont (Vosges), Les Essarts, Sainte Flaive-des-loups (Vendée), et a restauré ceux de Fontaine-les-Luxeuils (Haute Saone), et de Pont-a-Mousson, St-Laurent (5 et 6 eme tranche). Il a aussi réparé celui de Domremy-la-Pucelle.
Il a construit un orgue neuf (Positif de 9 jeux) en Vendée, en en ce moment (2006), remonte un orgue de 22 Jeux dont la partie instrumentale est de Walcker. Le buffet sera refait a neuf et l'instrument demonté à Baillif (Guadeloupe)
Sébastien Fohrer a déjà beaucoup travaillé pour les Dom/Tom, puisqu'on lui connait aussi des travaux sur le Polyphone de Basse-Terre (Guadeloupe), l'orgue du carmel de Basse-Terre (Roethinger) et le Mutin du Moule (Guadeloupe).
Manufacture d'orgues Sébastien Fohrer
11 rue des hirondelles
68116 Guewenheim


En Alsace, l'histoire de la Maison GUERRIER commence avec Christian (né le 17/01/1941), à Riedheim, où fut posé en 1968 le premier orgue neuf. La Maison Guerrier a été fondée en 1967 à Bouxwiller (67), et a déménagé à Willer en 1971. On lui doit plusieurs dixaines d'orgues neufs et de restaurations.


Jean-Christian GUERRIER (né le 14/06/1966) est aussi installé à Willer. Associé pour l'harmonisation à Marianne BUCHER, ils sont les auteurs (entre autres et en Alsace), des restaurations de Kircheim et Birkenwald, et de leur premier orgue neuf, à Offwiller. Marianne perpétue une tradition d'harmoniste acquise chez BETTNER (D) et Claus WINTERHALTER à Offenburg (D). Jean-Christian a appris la facture d'orgues auprès de son père Christian, fondateur de l'entreprise, Georges HEINTZ et Johannes ROHLF. Il obtint sa maîtrise à Ludwigsburg (haut lieu de la facture d'orgues s'il en est) en 1998.
Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.orgues-guerrier.org.
CD OffwillerLe disque enregistré par Magdalena MALEC et Cyril PALAUD à Offwiller (orgue neuf, J.C. Guerrier et associés, 2009) permet de se faire une idée des réalisations de la nouvelle Maison Guerrier.
A commander au festival Callinet - Mairie, 72 rue Principale, 68127 Oberhergheim.


L'entrepise fondée Marc GARNIER en 1972, dont la partie française de l'entreprise est à présent tenue par ses fils Ivo et Boris a posé plusieurs orgues en Alsace, qui partagent tous une identité forte : Strasbourg, transept de St-Paul (1976), Ottrott (1977), Wolfisheim (1980), Riedisheim (1986), Rosenwiller (1998), Ueberstrass (2005), Friesen (2012).
Vous pouvez visiter son site Internet : http://www.garnier-orgues.com/.


Rémy MAHLER est installé à Pfaffenhoffen. Déjà auteur remarqué d'au moins une trentaine d'orgues neufs (dont celui présenté au Salon Musicora 1999, à destination de Saint-Etienne de Baïgorry au Pays Basque), ou encore des restaurations de Bretten (D) et Hirschlanden/Rosenberg (D).
Titulaire du prix Musicora-Artisanat en mai 2000, il est également Chevalier des Art et des Lettres depuis juillet 2000. C'est lui qui construit l'orgue du Centre National de Formation des Facteurs d'Orgues à Eschau.
Parmi ses travaux en Alsace, on peut citer les reconstitutions des orgues Hérisé de Kruth (1988) et Ungersheim (1991), les orgues neufs d'Eschbach (1989), du CNFA d'Eschau (2000) et de l'église protestante de Dorlisheim (2006). Il y a aussi le récent relevage de l'orgue Dalstein-Haerpfer de Pfaffenhoffen (2010).


La Manufacture d'orgues Hugo MAYER est aussi installée en Alsace :
1, rue des Eglantines
68500 GUEBWILLER
Tel Fax 03 89 74 33 79
Mobile 06 62 38 44 58
E-Mail : orguesmayer@yahoo.fr
En nombre, l'Alsace abrite moins d'orgues Mayer que la Moselle (où il y en a beaucoup), mais l'exceptionnel instrument de Village-Neuf est venu, en 2002, agréablement étoffer la palette d'instruments symphoniques de la région.
Vous pouvez visiter leur site Internet trilingue : http://www.orgelbau-mayer.de.


Emmanuel UHRY, originaire de Phalsbourg, a travaillé chez KOENIG à Sarre-Union et chez Fischer et Krämer, à Endingen (D). Il est installé à son compte depuis 2001 en Alsace centrale. il s'occupe actuellement (2009) relevage de l'orgue de Sundhouse.
Manufacture d'orgues Emmanuel UHRY
7n, route de Dieffenbach
67220 NEUBOIS
Tel 03 88 74 97 00


Alfred WILD, de Gottenhouse, a monté son entreprise en 1977, il s'est formé chez Peter WIER, à Oberwayer (Lahr, Allemagne). Spécialisé dans les petits instrument d'étude ou de concert, ses orgues se caractérisent par une mécanique exceptionnelle.


Depuis Courtefontaine (Jura) Bernard AUBERTIN, a posé plusieurs orgues en Alsace, dont celui de Saessolsheim. C'est pour son entreprise que travaille Michel GAILLARD, qui s'occupe plutôt des relevages et transformations des ogures romantiques. On lui doit par exemple le nouvel orgue de Thann.