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Les orgues de la région de Niederbronn-les-Bains
Reichshoffen, St-Michel
1917 degr > Dégâts
Buffet classé Monument Historique, 11/01/1977.
Reichshoffen, le buffet Franz Schädel (1777) abritant
        l'orgue Roethinger de 1962.Toutes les photos de la page sont de Roland Lopes,
        26/06/2011 et 04/08/2012.Reichshoffen, le buffet Franz Schädel (1777) abritant l'orgue Roethinger de 1962.
Toutes les photos de la page sont de Roland Lopes, 26/06/2011 et 04/08/2012.

L'église St-Michel de Reichshoffen date de 1772. De 1774 à 1779, elle fut au centre d'une bien belle "querelle de clocher" (au sens propre) avec Jean de Dietrich. L'édifice abrite de nombreux trésors artistiques, dont deux buffets d'orgues exceptionnels. Celui de l'orgue de tribune date du dernier quart du 18ème ; en fait, il est exactement contemporain (1777-1778) du fameux "cor de chasse" De Dietrich ! Le trio Seebach / Reichshoffen / Lauterbourg sera plus tard "l'acte fondateur" de l'Orgue Bas-Rhinois du 19ème : les ancêtres des orgues "post-classiques" de la maison Stiehr-Mockers. Mais l'orgue actuel est un instrument construit par Max Roethinger en 1962 (ce travail ne fut absolument pas une restauration), et ne peut absolument pas être attribué à Stieffell.

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L'orgue Ferdinand Stieffell,
1777
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Historique

En 1777, Ferdinand Stieffell et Michel Stiehr, son "premier ouvrier" (contremaître), posèrent un orgue neuf à Reichshoffen. [IHOA] [ITOA] [HOIE]

L'instrument fut donc réalisé avec la collaboration de Michel Stiehr, le fondateur de la dynastie, c'est à dire de la célèbre maison de Seltz, l'une des trois - et la seule bas-rhinoise - qui dominèrent les 3 premiers quarts du 19ème siècle alsacien (les deux autres étaient celles de Rouffach (Callinet) et d'Ammerschwihr (Valentin Rinkenbach).

A cette époque, l'organiste s'appelait Joseph Laboussière ; il resta en poste jusqu'à sa mort, en 1812. Michel Stiehr revint accorder l'orgue en 1783. [ITOA] [HOIE] [PMSSTIEHR]

En 1845, c'est Joseph Stiehr qui fit des réparations. [ITOA] [HOIE]

En 1888, Heinrich Koulen répara l'instrument. [ITOA] [HOIE] [PMSSTIEHR]

C'est Edouard Ignace Andlauer, de Haguenau, qui reçut les travaux de Koulen, le 16/05/1889. [PMSSTIEHR]

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L'orgue Edmond-Alexandre Roethinger,
1897
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Historique

En 1897, Edmond-Alexandre Roethinger reconstruisit l'instrument pour lui donner une esthétique plus romantique et une transmission pneumatique. Le positif de dos resta bien entendu postiche, les jeux étant transférés dans un récit placé à l'arrière de l'instrument. [IHOA] [HOIE]

Les tuyaux de façade ont été réquisitionnés par les autorités allemandes en juin 1917. [HOIE]

En 1928, Edmond-Alexandre Roethinger revint pour électrifier la traction et remplacer la console. L'orgue avait alors 30 jeux. [IHOA] [HOIE] [PMSSTIEHR]

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L'orgue Max Roethinger,
1962 (instrument actuel)
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Historique

En 1962, et suite aux dégâts survenus durant le conflit mondial, Max Roethinger reconstruisit un orgue neuf dans le buffet ancien, en récupérant du matériel de l'orgue précédent. [IHOA] [IHOA]

Le buffet

En chêne, de Franz Schädel (ou Schethel) (1777). [ITOA] [PMSSTIEHR]

Caractéristiques instrumentales

Console:

Console indépendante dos à la nef, frontale (fort vilaine face à ce buffet), intérieur en sipo, fermant par un rideau coulissant. Tirage des jeux par dominos, situés en ligne au-dessus du récit. Commande double des tirasses et accouplements par dominos et pédale. Commande de la combinaison libre par languettes situées au-dessus des dominos. Expression du récit par pédale à bascule. Commande du moteur "0" et "1" intégrée à la console. Voltmètre.

Transmission: électrique.
Sommiers: manuels à gravures, pédale à cônes, entièrement de Roethinger, 1962.
Tuyauterie:
Les tuyaux de basse de bourdons en sipo
                    sautent aux yeux.Roethinger semble avoir eu à sa disposition un stock quasi
                    inépuisable de cet acajou !Les tuyaux de basse de bourdons en sipo sautent aux yeux.
Roethinger semble avoir eu à sa disposition un stock quasi inépuisable de cet acajou !

A titre de curiosité, 19 tuyaux de l'ancienne façade de positif de Stieffell avaient été déplacés au récit durant la transformation de 1897 (le positif est postiche depuis lors). Du coup, ils n'étaient pas en façade en 1917 lors de la réquisition, et ils sont toujours là ! Deux d'entre eux sont dans la Doublette, et les 17 autres dans le Prestant.

Références Sources et bibliographie :

Carte Localisation :

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Immatriculation de l'orgue actuel : F670388001P03
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