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Les orgues de la région de Benfeld
Rhinau, St-Michel

La patrie de Beatus Rhenanus a été dotée du "meilleur orgue du 20 ème siècle en Alsace". C'est du moins l'avis des journalistes de 1960. L'instrument est à transmission électrique, et n'a pas de buffet, mais c'est effectivement une des "figures" de l'Orgue alsacien, par le soin qui a été donné à sa conception et le côté "credo organistique" qu'il représente.

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L'orgue Nicolas Boulay,
1759
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Historique

Le premier orgue de Rhinau a été posé en 1759 par Nicolas Boulay, de Herrlisheim-près-Colmar. [IHOA]

Il a été réparé par Ambrosius Ronzoni dès 1766. [PMSSTIEHR]

Cet instrument fit encore l'objet de travaux en 1769, cette fois par Georg Hladky (de Baden-Baden). [IHOA]

Cet instrument fit l'objet de travaux par Georg Hladky (de Baden-Baden) en 1769. [IHOA]

Antoine Herbuté le déménagea à St-Boniface de Diebolsheim en 1835. [IHOA]

On perd sa trace là-bas en 1876, quand il fut remplacé par un orgue Valentin Rinkenbach, 1829, qui avait été racheté à Steige. [IHOA]

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L'orgue Antoine Herbuté,
1839
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Historique

C'est donc presque à coup sûr Antoine Herbuté qui fut l'auteur de l'instrument posé en 1839 à Rhinau. [IHOA]

En 1863, il y eut des travaux, menés par la maison Stiehr. [IHOA] [PMSSTIEHR]

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Historique

En 1923, l'orgue fut reconstruit par Edmond-Alexandre Roethinger : Rhinau fait partie de la liste d'opus de la maison schilico-strasbourgeoise, ce qui montre qu'Edmond-Alexandre le considérait pratiquement comme un orgue neuf. Il avait 17 jeux sur 2 manuels et pédale. [IHOA] [Barth] [PMSSTIEHR]

L'instrument fut entièrement détruit lors du conflit mondial, en décembre 1944. [ITOA] [PMSSTIEHR]

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Historique

Max Roethinger posa ici un des instruments les plus marquants de sa carrière. L'inauguration de cet orgue très spécifique, conçu par Michel Chapuis, eut lieu le 27/11/1960. [IHOA] [ITOA] [Caecilia]

La reconstruction de l'édifice avait commencé en décembre 1955. (Car comme on dit à Rhinau avec sagesse : "Passe d'abord ton bac".) Pour original qu'il fut, cet instrument ressemble quand même fortement à celui du transept de Sts-Pierre-et-Paul à Wissembourg, construit presque 7 ans auparavent. La différence la plus significative concerne le plein-jeu.

C'était une époque de profond renouveau ; la fin de la période néo-classique. Aidé par Michel Chapuis, Max Roethinger proposa un instrument doté de plein-jeux à la Dom Bédos, et muni de sommiers manuels à gravures (mais actionnés électriquement, évidemment, vu la disposition du buffet). Il fut harmonisé par André, le fils de Max. C'est déjà, quelque part, un orgue aux couleurs "néo-baroques", et Max Roethinger avait donc de sérieux atouts. Il est difficile de croire que la maison fondée par Edmond-Alexandre n'avait alors plus que 8 ans à vivre. En fait, la suite semble montrer que Max Roethinger n'a jamais réellement adhéré à l'esthétique néo-baroque.

Quant au "Nouvel alsacien" du 01/12/1960, il qualifie l'instrument de "meilleur orgue du XXème siècle en Alsace".

En 1991, la maison Muhleisen répara la traction et ré-harmonisa l'instrument, qui a été inauguré par Marc Baumann le 16/05/1992. [IHOA] [Caecilia]

Le buffet

La disposition générale de l'instrument.La disposition générale de l'instrument.

Il n'y a pas de buffet, comme c'est le cas de nombreux orgues des années 1950-60. Les tuyaux de façade sont en cuivre, ce qui est aussi caractéristique de ces années (les autres esthétiques n'en faisant pas usage). C'est l'agencement des Montres qui est travaillé pour conférer l'aspect voulu à l'instrument. Encore significative de cette époque est le renoncement délibéré à la symétrie. On peut le comparer aux orgues Roethinger de Wissembourg, ou Muhleisen de Wissembourg, église luthérienne St-Jean. Notons qu'il n'y a pas que des tuyaux à bouche (du Principal 16' et de la Montre 8') en façade ; ils sont au premier rang, mais le second rang, fuyant vers le haut du côté gauche, est constitué de tuyaux à anches de la pédale.

Caractéristiques instrumentales

Console:
La console de Roethinger.Roethinger et le
                    sipo, c'est une longue et belle histoire d'amour...La console de Roethinger.
Roethinger et le sipo, c'est une longue et belle histoire d'amour...

Console indépendante (située à quelque mètres de l'orgue, au sol, à l'angle entre la nef et le transept gauche), fermant par un couvercle coulissant. Ordre des pédales : "Tirasse I", "Tirasse II", "Copula II-I", "Appel Anches", "Appel Mixtures", "Tutti".

Transmission: électrique.
Sommiers: à gravures pour les manuels (soupapes tirées électriquement), à cônes pour la pédale.

Références Sources et bibliographie :

Carte Localisation :

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Immatriculation de l'orgue actuel : F670397001P04
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