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Les orgues de la région de Geispolsheim
Fegersheim, St-Maurice
Partie instrumentale classée Monument Historique, 18/07/1980.
Buffet inscrit à l'Inventaire Supplémentaire, 29/09/1976.
Orgue restauré dans son état de 1857 par la maison Muhleisen en 1996.
Fegersheim, le 16/09/2007, toutes les photos de la page
        sont de Bernard Goerig.Fegersheim, le 16/09/2007, toutes les photos de la page sont de Bernard Goerig.

L'édifice date de 1768, et l'orgue qui orne sa tribune est l'oeuvre de George Wegmann. Ce facteur est l'un des "mal aimés" de l'organologie alsacienne : travaillant à une époque féconde en innovations esthétiques, sa réputation fut plus vite perdue qu'il ne réussit à l'acquérir, à Strasbourg, dans les années 1830. Il fut peut-être victime de difficultés techniques, mais plus certainement d'intrigues diverses, facilitées par les changements de modes esthétiques, quand le moindre "défaut" de fabrication constituait une justification facile pour les promoteurs de "mises au goût du jour". Et à une époque ou un artisan convaincu d' "immoralité" ne pouvait que mal travailler, certains surent bien sûr en profiter.

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L'orgue François Callinet,
1803
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Historique

L'église Saint-Maurice de Fegersheim fut d'abord dotée, en 1803 d'un orgue posé par François Callinet, assisté de Joseph Rabiny. Le fait est attesté par le payement d'octrois nécessaires au transport de l'instrument de Rouffach à Fegersheim. [MAQQ] [PMSWEG] [IHOA] [ITOA] [HOIE]

Le payement ne fut pas une chose aisée. En 1806, la Municipalité dut même se résoudre à prélever une taxe sur l'utilisation des cloches et des orgues. [MAQQ]

Cet instrument fut relevé en 1820 par Xavery Mockers, sûrement suite à des dégâts occasionnés par les travaux au clocher, en 1819. [PMSWEG] [HOIE]

George Wegmann le déménagea sûrement à menchhof en 1852. Là-bas, la partie instrumentale fut malheureusement remplacée par la maison Gebrüder Link en 1915 (traction pneumatique), et les tuyaux de façade ont été réquisitionnés en 1917 ; le buffet contient à présent un orgue de Christian Guerrier. [HOIE] [ITOA]

?Mais il n'est pas non plus exclu que le buffet de cet instrument se trouve en fait à .

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Le projet de George Wegmann (1843) (instrument actuel)
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Historique

Un devis plutôt original

L'orgue actuel de Fegersheim, même s'il a été fortement modifié, reste l'un des principaux témoins de la production de George Wegmann. Ce facteur était en 1843 - mais plus pour longtemps - "en vue", et apprécié : pour preuve, il venait d'intervenir une deuxième fois sur l'orgue de la Cathédrale de Strasbourg. [ITOA]

Son orgue le mieux conservé est probablement celui de . Il était, quelque part, l'héritier de la tradition Silbermann, puisqu'il avait repris la maison Sauer en 1833, lorsque ce dernier partit travailler pour John Abbey et Daublaine-Callinet. Wegmann profita un temps de l'aura donnée par l'entretien du grand-orgue de la Cathédrale de Strasbourg, et participa en particulier à au projet de reconstruction de l'orgue gothique de la Cathédrale de Metz. [IOLMO]

La Moselle était en effet un marché indispensable pour Wegmann, fort "à l'étroit" dans le Bas-Rhin. Son premier orgue en Lorraine semble avoir été celui de Dieuze (1838), où l'organiste, Jean-Ignace Wackenthaler, n'était autre que le frère de celui de la Cathédrale de Strasbourg. Le conseil de fabrique de Dieuze ne semble pas avoir été content des anches de Wegmann. L'orgue entier (fort modifié, il est vrai) disparut dans l'incendie de l'église, en 1944. [IOLMO]

Il ne reste que le Buffet (et la façade ! - sauvée par un coup de peinture aluminium juste avant la réquisition de 1917 -) de l'orgue Wegmann, 1839, de Biberkirch (Troisfontaines, 57). Contemporain de celui de Biberkirch est celui de Lorquin (57), 1839, qui a été fortement "mis au goût du jour" (romantisé) par Henri Didier en 1895. Les 7 jeux Wegmann qui y subsistent sont d'assez piètre facture. En 1840, Wegmann fit des travaux sur le grand - et regretté - Verschneider de Puttelange (57) (orgue massacré vers 1970 par les Savonarole de service, et dont on retrouve quelques éléments à Strasbourg). En 1841, il livra un orgue à Bisten-en-Lorraine (57), pour lequel Pierre Lahr (Metz, N.D.) et Jean-Georges Hess (Thionville) notèrent sur le procès-verbal de réception, qu'il était "en tout parfaitement bien travaillé". Wegmann travailla aussi à Fénétrange (57) en 1841, et à Oberstinzel (57) à peu près à la même époque. Son orgue d'Oberstinzel a été plutôt bien conservé (le Diapason a malheureusement été changé), et a été relevé par Michel Gaillard en 1989. La tuyauterie d'origine est de bonne facture, et l'orgue paraît avoir donné toute satisfaction. Il est vrai qu'on avait oublié qu'il s'agissait d'un Wegmann...

Jusqu'en 1842, presque tout semble lui sourire, mais peu après, son destin bascula. C'est sûrement d'abord sa réputation à Strasbourg qui souffrit. Et ce fut bientôt exactement pareil en Moselle : Wegmann fournit un petit orgue au Temple-Neuf de Metz (57) en 1844, et l'année suivante, il alla jusque dans le pré carré des Verschneider, à Puttelange ! C'était sûrement aller un peu trop loin dans la concurrence "agressive" : le Préfet de Moselle lui-même réagit à la reconstruction de l'orgue de Puttelange, Sts-Pierre-et-Paul : "le facteur n'a pas rempli ses engagements envers la Commune". Aussi demande-t-il "l'autorisation d'intenter contre lui une action judiciaire". [IOLMO]

Ensuite, Wegmann fut accusé d' "immoralité" et même jeté en prison. Après cela, bien sûr, les très moralistes experts et organistes du milieu du 19 ème siècle devaient manquer d'objectivité pour estimer les qualités de ses réalisations. Pie Meyer-Siat, dans son article de 1975 "George Wegmann, facteur d'orgues", donne un jugement sans appel sur l'orgue de Fegersheim : "il était en effet de si mauvaise qualité, que le bruit en parvint jusqu'à Morin. Il dut être refait par Stiehr..." Bref, il devint de bon ton de dénigrer Wegmann et ses oeuvres, et cela continua jusque dans les années 2000... [PMSWEG]

Voici la composition apparaissant sur le devis Wegmann, daté du 15/06/1841 :

Composition, Devis 1841
Positif de dos, 54 n. (C-f''')
Etain (sic)
Etain
Sapin/étoffe
Etoffe
Etoffe
Etain
Etain
Etain
Grand-orgue, 54 n. (C-f''')
(G-f''')
Sapin/étoffe
Etain
Sapin/étoffe
Sapin/étoffe
Etain
Etain
Etoffe
Etain
Etain
Etain
Pédale, 18 n. (C-f)
Sapin
Sapin, ouverte
Sapin
Etoffe (sic)
Sapin/étoffe
I/P
Copula ('gratis')
[PMSWEG] [MAQQ]

Cette composition n'est pas l'oeuvre du seul Wegmann, car le curé de Plobsheim, George Henry Lack, "expert en orgues" eut une grande influence sur sa conception. On note plusieurs doublons plutôt atypiques :

Il faut aussi noter les claviers au format de piano, à naturelles blanches, encore peu courants en 1842. Surtout, cette composition se passe de toute Mixture ! Pour la remplacer, il y avait un bien curieux jeu, composé d'une basse de Sesquialtera et d'un dessus de Cornet. On peut y voir un précurseur des "Mixtures-Cornet" de la fin du 19 ème.

Du point de vue des matériaux utilisés, les anches de pédale devaient avoir les pieds en étoffe et les pavillons en sapin. L'étoffe n'est pas le métal habituel pour les Violoncelles (Gambes), généralement construits en étain. On ne peut aussi que s'interroger sur ce Bourdon 'en étain' (les Bourdons métalliques sont construits en étoffe, qui est un alliage d'étain, mais surtout de plomb).

Etait-il possible que Wegmann n'ait pas su de tête en quoi sont faits les Bourdons ? Ou était-ce juste une erreur de copie ? Une autre curiosité est l'anche de pédale en 16 pieds. Celle-ci est traditionnellement appelée Bombarde (ou Posaune), mais jamais "Clairon", cette dernière dénomination étant réservée au 4 pieds. Or, le devis évoque bien un 16 pieds ("trois mètres quatre-vingt-dix centimètres") pour le tuyaux le plus long.

La tirasse II/P ("Copula") était un geste commercial de Wegmann.

L'orgue achevé

Le Procès Verbal de réception ne fut retrouvé que fort récemment (ce qui laissa croire à Pie Meyer-Siat que l'instrument, trop mauvais, ne fut jamais réceptionné). Mais l'orgue George Wegmann fut effectivement reçu en bonne et due forme, le 18/05/1843. [MAntz]

Il avait alors la composition suivante :

[HOIE]

?Il reste au moins un mystère : un Basson complet et normalement constitué (pavillons de longueur réelle) n'aurait pas pu tenir dans le buffet du positif. Il était peut-être "acoustique", mais les Frères Stiehr, en 1857, durent modifier le petit buffet pour pouvoir "replacer le Basson au positif". Ainsi, ce Basson/Hautbois était-il plus sûrement un Cromorne/Hautbois, ou un Cromorne complet, comme à Fénétrange.

L'orgue Wegmann fut réparé une première fois en 1852 par Adam Blum (Soufflerie ?). [IHOA]

Les travaux Stiehr Frères, 1857

Puis, brutalement, l'instrument demandait "des réparations urgentes". On appela Xavier Stiehr à son chevet en 1857, mais ce fut en réalité dans le but de procéder à des transformations. [ITOA] [MAQQ]

Car en fait de "réparations urgentes", il s'agissait avant tout de déplacer le positif vers l'avant de 50 cm (pour faire de la place aux chantres). Ensuite, ce sont surtout les défauts de conception sonore (la composition) qui ont été corrigés en 1857, et, à part des réparations faites sur l'abrégé et les sommiers, il ne s'agit pas de vices liés à la réalisation de l'instrument.

Ainsi, doit-on à Stiehr :

[PMSSTIEHR]

Pour placer ces jeux, Stiehr sacrifia le Basson/Cor anglais (G.O.) de Wegmann et suréleva le positif. Les anches de la Bombarde 16' ont été remplacées. L'abrégé du grand-orgue a été refait avec des rouleaux en fer, les sommiers ont vu leurs boursettes changées. La soufflerie fut refaite (système "anglais"). [MAQQ]

Il n'y a donc rien d'exceptionnel dans ces travaux, même s'ils ont été menés sur un orgue de seulement 15 ans. L'abrégé et les boursettes ont très bien pu souffrir de l'humidité. C'était clairement sur la composition et la situation du positif qu'a porté l'opération de 1857.

La réputation de Wegmann dut biaiser les jugements. Comme par exemple celui de M. Gross, membre de la commission des orgues de la préfectures, qui juge que "M. Wegmann, de Strasbourg, a doté les communes de Fegersheim, Grendelbruch, Haguenau, Menchhoffen d'instruments médiocres, sinon mauvais ; celui de Fegersheim a dû être remanié complètement..." Or, à Grendelbruch, le deuxième orgue neuf de Wegmann avait certainement dû contribuer positivement à sa réputation (bien que, comme à Fegersheim, ses côtés trop classiques provoquèrent aussi un transformation par Stiehr). A en 1835, ce n'était pourtant qu'une toute petite réparation, bien peu pour rendre un orgue "médiocre". Et surtout à Menchhoffen, l'orgue "sinon mauvais" était donc l'ancien... François Callinet de Fegersheim ! La mauvaise foi ne fait donc ici aucun doute. Wegmann était, et n'était "plus" que ce facteur strasbourgeois "ayant quitté la ville pour des affaires d'immoralité".

Par la suite, l'orgue de Fegersheim fournit de bons et loyaux services. En effet, le 19/03/1916, le conseil de fabrique affirma que "seit Menschengedenken ist nichts an der Orgel unternommen worden" (De mémoire d'homme, rien n'a été entrepris à l'orgue). [HOIE]

Enrichissement de l'ornementation

De 1873 à 1915, ce fut le ministère du dynamique curé François Rohmer. De 1887 à 1888, il fit procéder à de nombreux travaux d'embellissement, dont plusieurs concernant l'orgue et sa balustrade. Son esquisse donnant le plan d'ensemble buffets/ballustrade a été conservée. C'est au sculpteur autrichien Joseph Runggaldier (Pufels-Gröden, près de Bolzano, aujourd'hui en Italie) que l'on doit les représentations du "Cantiques des trois enfants dans la Fournaise". De cette époque datent aussi les angelots, les couronnements néo-baroques et les pilastres. Certaines de ces sculptures sont dues à Louis Bringolf, d'Eschau, à qui on commanda en 1891 le célèbre aigle qui prit sa place sous le positif. Mais comme les aigles devaient probablement avoir du mal à tenir la pose, c'est finalement (surtout pour les ailes) une... oie qui fut prise pour modèle. Il s'agit peut-être d'une référence à Saint Jean l'Évangéliste. [IHOA] [MAQQ]

Une transformation discutable

En 1917, Edmond-Alexandre Roethinger fit ici une intervention assez malheureuse. Le devis date du 25/09/1915 (donc en pleine guerre), et ne prévoyait pas de pneumatisation ni de création d'un récit expressif (contrairement aux conseils de Roethinger). Il confirme de plus que la composition en 1915 (avant modification) était la même qu'en 1857 (l'orgue Wegmann/Stiehr). [ITOA] [HOIE]

Les grandes lignes de ce curieux projet sont :

On ne voit pas bien s'il s'agit d'une anticipation de la grande réquisition des tuyaux d'orgues en étain par les autorités allemandes pour en faire des obus... Toujours est-il que la Gambe 8', les deux octaves basses de la Montre 8', de la Flûte 8' ainsi que l'octave grave des deux Prestants furent remplacés par des tuyaux en zinc. Du coup, l'étain réquisitionné à Fegersheim en 1917 ne provient que de l'orgue (Johann Jacob Moeller ?) d'Ohnheim.

Les travaux Roethinger furent reçus le 28/06/1917 par Martin Mathias (Strasbourg, cathédrale), qui aurait bien sûr préféré une pneumatisation en bonne et due forme, ainsi que la pose d'une boîte expressive... [MAQQ]

L'orgue entre 1917 et 1996

En 1954, c'est Georges Schwenkedel qui s'occupa de l'orgue de Fegersheim (Gambe 8' du grand-orgue recoupée en Nasard 2'2/3, Violoncelle 8' de Pédale recoupé en Prestant 4', Aéoline de Roethinger recoupée en Doublette 2'). [MAQQ]

En 1972 eurent lieu des travaux de maintenance à l'église. L'aigle fut déposé et une peinture brune servit à badigeonner les sculptures polychromes illustrant le cantique du livre de Daniel. Suite à ces travaux, Paul Adam de Lingolsheim, fit encore quelques travaux en 1973 (pose d'un nouveau moteur), ainsi qu'en 1975, quand il recoupa la Voix céleste en Quinte 2'2/3. [ITOA] [MAQQ]

Voici ce que l'Inventaire trouva en 1986 (W=Wegmann, dW=Dessus de Wegmann, S=Stiehr, R=Roethinger), avec les noms en Allemand tels qu'ils figuraient à la console :

Composition, Inventaire 1986
Grand-orgue, 54 n. (C-f''')
W+S
dW
W
dW
R
W
W, conique
Gambe R recoupée
S
5 rgs, dW
S
R
Cuiller
Positif de dos, 54 n. (C-f''')
W
W
en fait 4', dW
à cheminées, W
Voix céleste recoupée
Aéoline R recoupée
bR
dR
Pédale, 27 n. (C-d')
W
R
W
Violoncelle R recoupé
W
I/P
Cuiller
[ITOA]

La Quinte du positif n'avait pas d'octave grave : il s'agit donc bien de l'ancienne Voix céleste (ce jeu ondulant n'a d'habitude pas d'octave grave). La Posaune avait les pavillons d'origine, mais des anches de Roethinger. L'aigle avait disparu (on peut le vérifier sur la photo de l'Inventaire), mais ses ailes d'oie ne l'avaient pas porté très loin : il était conservé dans une grange, attendant de retrouver sa place.

La restauration dans l'état de 1857

L' "orgue à l'aigle" a été restauré en 1996 par la maison Muhleisen, qui procéda au démontage de l'instrument, et à sa remise dans la configuration de 1857, c'est-à-dire après sa "complétion" par Stiehr (mais bien sûr en conservant la pédale de 27 notes). Le cahier de charges a été établi par Marc Schaefer : [Muhleisen] [MAQQ]

Enfin, et ce n'est pas le moins important, l'analyse de la facture, lors de cette réalisation, a permis de réhabiliter le travail de Wegmann. Il est donc fort probable que ce fut bien d'une campagne de dénigrement que fut victime ce facteur dans les années 1850.

L'orgue restauré a été inauguré le 22/09/1996 (jour de la fête patronale St-Maurice) par Marc Schaefer, Robert Pfrimmer, la chorale "Diapason", Sébastien Hulard et Hélène Demand. [Caecilia]

Massacre à la tronçonneuse

En février 2013, un triste événement s'est produit à Fegersheim, dénotant une fois de plus les désastres que provoquent certaines décisions prises - évidemment - "pour raison de sécurité". Surtout quand s'y mêlent l'ignorance de la valeur des choses. Voici le (le document a été retiré sur la demande de la mairie de Fegersheim) qui relate les faits. [MAntz]

Le buffet

Le buffet, et l'orgue Wegmann, 1843Le buffet, et l'orgue Wegmann, 1843

Le dessin du buffet de Fegersheim est dû au fameux Louis Martin Zégowitz, architecte d'arrondissement de son état.

Les deux buffets sont chacun constitués de 3 plates-faces encadrées des colonnes annelées (posées en 1888, elles ont été tournées par A. Fischer de Plobsheim). Le grand-orgue a simplement sa plate-face centrale plus haute que les autres. Les rinceaux sont particulièrement imposants et comportent des figures d'anges. La ligne des bouches est rigoureusement horizontale sur toute la largeur de chaque buffet (alors que le dessin de Zégowitz spécifie des lignes en V pour les plates-faces latérales, et que seule la plate-face centrale du grand buffet avait au contraire une ligne en V en 1986). Tuyaux de façade à écussons en plein cintre.

La décoration était plus fruste à l'origine, la partie "allégorique" datant de 1887-1888 (des angelots portent des bannières). Sur les trois plates-faces du grand orgue, on peut lire "GLORIA / IN ALTISSIMIS / DEO", au-dessus du positif de dos "BENEDICTE DOMINO", puis sur les plates-faces de ce dernier "OMNES / ANGELI / EJUS". Il s'agit d'une citation extraite du Livre de Daniel, plus précisément du "Cantique des trois enfants dans la Fournaise" (""Anges du Seigneur, bénissez le Seigneur : chantez-le et exaltez-le éternellement", Dn 3, 58). La suite se trouve sur la balustrade. Sculptures dues à Joseph Runggaldier, aigle de Louis Bringolf. Y voir un modèle de "pur style empire" est donc un anachronisme.

[MAQQ] [HOIE] [PCBR]

Caractéristiques instrumentales

Console: En fenêtre.
Transmission: Mécanique suspendue.
Sommiers: Sommiers à gravures.
[Muhleisen] [Caecilia]

Sites Webographie :

Références Sources et bibliographie :

Carte Localisation :

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Immatriculation de l'orgue actuel : F670137001P02
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