Accueil
Candide
Jeux
Architecture
Esthetiques
Facteurs
Avant18
Bergantzel
Callinet
Dubois
Herbute
Moeller
Rinckenbach
Silbermann
Stiehr
Waltrin
Repertoire
Haut-Rhin
  Wintzenheim
Bas-Rhin
Credits
An2000
An2001
Photo
~ Les orgues de la région de Wintzenheim ~

Wintzenheim, St Laurent
Joseph MERKLIN, 1861

Relevage prévu


Avant... MERKLIN Après...

Composition, 2002
Grand-Orgue
56 notes
Récit expressif
56 notes
Pédale
27 notes
Bourdon 16' Viole de gambe 8' Soubasse 16'
Montre 8' Voix céleste 8' Octavebasse 8'
Bourdon 8' Flûte harmonique 8' Trombone 16'
Gambe 8' Flûte d'écho 4' I/P
Prestant 4' Trompette harmonique 8' II/P
Flûte harmonique 4' Clarinette 8'  
Doublette 2' Voix humaine 8'  
Plein-jeu 3 rgs Tremblant  
Trompette 8'    
Clairon harmonique 4'    
II/I    

     A Wintzenheim, il y avait un orgue mystérieux, de provenance inconnue, dont Valentin RINKENBACH nota la composition très classique (22 jeux sur 2 claviers et Pédalier). Cet orgue cessa de fonctionner vers 1849, et l'on décida de le remplacer en totalité.

Wintzenheim, le 17/09/2000

     CALLINET, Xavier STIEHR et Valentin Rinkenbach firent tous trois des propositions vers 1857, sur la base du devis Callinet (celui-ci était imprimé, et régulièrement plagié : il était devenu une "Référence"). Les prix allaient de 12700 à 14195 Frs pour un 3 Claviers / Pédalier d'environ 34 jeux.

Le marché serait probablement allé à Stiehr sans l'intervention de l'industriel Antoine HERZOG, qui offrit d'avancer l'argent pour payer l'orgue, et d'en donner 3000 Frs. Du coup, on décida d'opter pour un orgue "de luxe". En 1860, Joseph MERKLIN fit au maire Martin KRICK une proposition à 18500 Frs pour un orgue à 2 Claviers / Pédalier de seulement 20 jeux, avec un Récit sans octave grave, et sans buffet.
Joseph Merklin était un homme d'affaires, un vrai.

Ce devis présente la composition actuelle, mais avec un "Violon" à le Pédale à la place de l'Octavebasse. (La Viole de Gambe du Récit y est appelée "Solicional", aussi).

Pour le Buffet, il y eut une proposition de Joan VON SOOLEN (l'architecte de la chapelle de Logelbach), et une de KLEM, approuvée en 1861, alors que l'orgue lui-même était achevé. Les sources (l'Inventaire et l'ouvrage cité en bas de page) ne s'accordent pas sur la provenance du buffet. Il est probable que le Buffet ait finalement été construit selon les plans de Merklin par un artisan de Logelbach.

     L'orgue fut reçu avec force louanges, et on s'extasiait devant les possibilités d'accouplement des claviers et sur les pédales d'appel de jeux (c'était neuf...)
Mais l'organiste de l'époque rapporte aussi quelques mauvais fonctionnements (sensibilité aux écarts de température) un peu vite classés "problèmes de jeunesse". Cet instrument, que Wintzenheim paya le double d'un orgue "normal", n'est probablement pas l'un des meilleurs instruments issus des ateliers MERKLIN-SCHÜTZE...

En 1877, Antoine BERGER fit un nettoyage, un réglage, et arrangea des problèmes d'étanchéité.

En 1906, Martin Rinckenbach visita cet instrument "de Paris" qui avait fait l'objet de tant de louanges. Il l'évalua plutôt bas, et y détecta pas mal de problèmes de conception. (Notons que Martin était plutôt de l'école CAVAILLE-COLL...) Il fit donc un devis, mais n'emporta pas de marché.

En Mars 1917, les tuyaux de façade ont été réquisitionnés par les autorités allemandes.

En 1935, ROETHINGER arrangea l'instrument, et compléta le Récit par une octave grave installée sur un petit Sommier pneumatique.

     En 1977, Alfred KERN procéda à un relevage de l'orgue, mais quelques années après, la plupart des Anches étaient à nouveau muettes (des morceaux de plafond étaient tombés dans les tuyaux). Alfred Kern releva à nouveau l'instrument en 1980, et Daniel Kern fit aussi un relevage en 1997.

L'instrument est donc remarquable d'authenticité.

Mécanique : à Balanciers et Equerres (la console est indépendante, tournée vers le choeur).
Il n'y a pas de machine Barker. Sommiers à Gravures, sauf l'extension grave du Récit.
Double Laye pour les claviers : les Jeux de Fonds sont séparés, ce qui permet d'appeler les autres par pédale de combinaison, sur les trois plans sonores (à la Pédale, il s'agit du Trombone).
La façade est en zinc.

Sources :

  • "A propos d'orgue..." journal de l'AORM, 06-08/2002
  • P. MEYER-SIAT, "Joseph Merklin, Facteur d'orgues", AEA XLVI (1987)

Si vous recopiez des éléments de cette page pour des articles, plaquettes ou pages Web, citez vos sources. D'abord par simple honnêteté intellectuelle, mais aussi pour pouvoir pister d'éventuelles erreurs.
Dernière mise à jour : 09/09/2012 10:27:09

F680374001P02