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~ Les orgues de la région de Strasbourg ~

Strasbourg, St Maurice
Friedrich WEIGLE, 1899

Restauration prévue.


Avant... WEIGLE Après...

Composition, 2004
Grand-orgue
56 notes
Positif expressif
56 notes
Récit expressif
56 notes
Pédale
30 notes
Principal 16' Geigenprincipal 8' Quintaton 16' Principal acoustique 32' (4)
Principal 8' Hohlfloete 8' Bourdon double 8' Principal 16'
Bourdon 8' Salicional 8' Gemshorn 8' Violoncelle 16'
Wienerfloete 8' Unda maris 8' Viole 8' Soubasse 16'
Viole de gambe 8' Flûte harmonique solo 4' Aéoline 8' Octavebasse 8'
Octave 4' Nasard 2'2/3 Voix céleste 8' Violoncelle 8'
Flûte à cheminée 4' Cornet 3 rgs (3) Flûte traverse 4' Choralbass 4'
Doublette 2' Basson 16' Flageolet 2' Posaune 16'
Cornet 3-5 rgs (1) Trompette harmonique 8' Plein-jeu 5 rgs I/P
Mixture 6 rgs (2) Clairon 4' Hautbois 8' II/P
Bombarde 16' Clarinette 8' Voix humaine 8' III/P
Trompette 8' Trémolo Trémolo  
Clairon 4' III/II    
II/I (16', 8')      
III/I      

     L'orgue de Strasbourg, St-Maurice, est d'abord un témoin essentiel de la Réforme alsacienne de l'Orgue. Il était à l'origine d'une esthétique "romantique allemande" très poussée, avec des jeux à haute pression, et sûrement harmonisé de façon assez tonitruante, à tel point qu'il provoqua la célèbre polémique qui opposa Emile RUPP, admirateur de CAVAILLE-COLL, et Adolphe GESSNER, le fougueux titulaire de cet orgue WEIGLE.

Même si elle est aujourd'hui (quasiment) muette, cette formidable machine laisse son visiteur admiratif et ensorcelé. Il n'est pas nécessaire de déborder d'imagination pour croire entendre ses Jeux en contemplant ces alignements de tuyaux et ces mécanismes dignes de Jules Verne. Et, plus on s'approche, plus on en contemple les détails, plus on compend qu'il ne s'agit pas d'une machine, mais plutôt d'un grand fauve endormi.

Le Weigle de St-Maurice, le 12/07/2004

     Voici comment se présente l'instrument vu d'en bas. Pas vraiment monstrueux, son Buffet occupe un côté de la Tribune. On se demande même où peuvent bien être logés les Jeux qui apparaissent sur la Composition... Car l'essentiel est caché.

     L'"église catholique de garnison" (St-Maurice) a été achevée en 1897, et dotée d'un grand orgue Weigle en 1899.
1899 fut une année remarquable ; un tournant dans l'histoire de la facture d'orgues. C'est d'abord l'année de la mort de CAVAILLE-COLL. (Ainsi que de Nicolas VERSCHNEIDER). C'est ensuite, en Alsace, l'année ou la Maison RINCKENBACH abandonna la traction mécanique pour passer définitivement au pneumatique (pour l'orgue destiné à la prison d'Ensisheim, puis pour celui de Vieux-Thann).

En 1899, Albert SCHWEITZER reçut son doctorat de philosophie à l'université de Strasbourg.

Les "systèmes", accompagnés de toutes sortes de brevets, fleurissent. On maîtrise le Pneumatique, on lorgne du côté de la Fée Electricité. On veut des orgues "modernes", innovants, surprenants. Et on va se donner les moyens de surprendre. Voyons ce qu'une telle époque a pu produire.

     Parce que l'instrument est aujourd'hui muet (il l'est depuis 1980), le visiteur, pour le découvrir, devra se résoudre à l'approcher, donc à gravir les larges escaliers conduisant à la tribune et à ouvrir la porte, ce qui le mettra face à face avec la Machine.

Le silence.

     Le WEIGLE de St-Maurice avait 42 jeux à l'origine, sur 3 claviers. Pour le Buffet, on voulut ce qu'il y avait de mieux, et on s'adressa à la Maison KLEM. Les mécanismes sont modernes (Sommiers Weigle à Echappement ; tout un programme) et la tuyauterie de grande qualité (n'en déplaise à ceux qui décrient l'orgue "industriel").
On y trouvait, au grand-orgue, un "Stentorphon 8'", un "Tuba mirabilis 8'" et un "Grosgedeckt 8'"". Une "Solo Gamba" y répondait au Positif expressif. Ce sont ces fameux jeux "à Haute Pression". ("Hochdruck" est tellement plus parlant...).

Emile Rupp, titulaire de l'orgue de l'église protestante de garnison (aujourd'hui St-Paul) a rédigé plusieurs articles, avec le mot d'ordre "Ad fontes", à la suite de la construction du Weigle. Le premier, dénonçant la Haute-Pression, a justement eu pour titre Hochdruck, et est paru dès 1899 dans "Zeitchrift für Instrumentenbau", la revue que Paul DE WIT publiait à Leipzig. Cet article a directement été motivé par les décibels qu'était capable de produire la Machine de St-Maurice.
Emile Rupp, formé dans le romantisme parisien, héritant d'un Walcker flambant neuf... et à 100 lieues d'un Cavaillé-Coll, n'aime pas ce style. Le Weigle n'est pas conçu pour la rêverie, mais bel et bien pour le frisson. Il n'avait pas été pensé pour émouvoir les esthètes, mais pour enthousiasmer une garnison ! Rupp, qui aime que les "voix célestes donnent la réplique à la source murmurante" tonne contre les Trompettes de Jéricho.

Quant au capitaine de ce vaisseau musical, c'est une "figure" de l'orgue alsacien : Adolf GESSNER est né en 1864 à Bingen am Rhein. Formé à Regensburg et Munich, il a été nommé en 1886 Professeur d'orgue (catholique) au Conservatoire de Strasbourg. Respecté, écouté, soutenu par les autorités allemandes, à l'évidence droit et fidèle à ses convictions, il croyait à l'évidence plus en la haute pression qu'aux compromis.
En 1901, il fut l'auteur d'une théorie proposant de remplacer les Jeux d'Anches de l'Orgue par des Labialstimmen. Et sa façon de voir l'orgue avait une antithèse : celle de Rupp et d'Albert SCHWEITZER.
Mais c'est cette dernière qui triompha. Les Jeux à haute pression de St-Paul furent "nettoyés"... en 1899 (l'orgue avait 2 ans !). La pensée musicale évolua ; on redécouvrait des témoins quasi-intacts du 18 ème, et un mot était à la mode : "synthèse".
Alors, bien-sûr, pendant longtemps, il n'était pas question de discuter. On admettait que le Weigle était un produit industriel, privilégiant la quantité à la qualité.
Si, pendant les trois derniers quarts du 20 ème siècle, personne n'eut osé aller contre la Pensée Unique, qu'il soit permis, en ce début de 21 ème, d'imaginer à quoi pouvait ressembler le Tutti de... de Ceci :

Composition, 1899
Grand-orgue
56 notes
Positif expressif
56 notes
Récit expressif
56 notes
Pédale
30 notes
Principal 16' Bourdon 16' Quintaton 16' Principal acoustique 32'
Principal 8' Geigenprincipal 8' Bourdon double 8' Principal 16'
Bourdon 8' Hohlfloete 8' Gemshorn 8' Violoncelle 16'
Wienerfloete 8' Salicional 8' Viole 8' Soubasse 16'
Viole de gambe 8' Dolce 8' Aéoline 8' Octavebasse 8'
Stentorphon (h.p.) 8' Gambe solo (h.p.) 8' Quintaton 8' Choralbass 4'
Grosgedeckt (h.p.) 8' Flûte harmonique solo 4' Voix céleste 8' Posaune 16'
Tuba mirabilis (h.p.) 8' Doublette 2' Flûte traverse 4' Harmonicabass 16'
Octave 4' Cornet 3 rgs Flageolet 2' I/P
Flûte à cheminée 4' Quintaton 4' Hautbois à bouche 8' II/P
Doublette 2' Clarinette à bouche 8' Voix humaine (5) III/P
Cornet 3-5 rgs III/II 8'  
Mixture 6 rgs      
II/I (16', 8')      
III/I      

     Une fois à la tribune, le visiteur est frappé par l'isolement de la Console, qui laisse l'organiste face à la nef. On dirait un piano entouré de vide. On est loin de l'orgue classique, où il faut se glisser entre les buffets, et faire corps avec son instrument. Ici, il faut jouer, et faire confiance à la machinerie.

Le silence, encore. Côté Homme, côté Machine.

     Sur cette magnifique Console, un dispositif saute aux yeux, sous le porte-partitions : le tableau de visualisation du Crescendo. Il date de 1942, et témoigne de l'époque d'une autre "figure" de l'orgue alsacien : Joseph RINGEISSEN.
Ringeissen est né le 13/07/1879 à Kaltenhouse. Il a été élève au Conservatoire de Strasbourg, dans les classes de SOMBORN, Ernst MÜNCH, DUCASSE et... Adolph Gessner. Après un court passage à la Cathédrale (vers 1900) puis à Ste-Madeleine (1902-1913), Ringeissen devint Titulaire du Weigle de St-Maurice en 1913. Improvisateur doué (et probablement un esprit ouvert et curieux), Ringeissen voyageait et composait. Il fut à son tour Professeur au Conservatoire de Strasbourg de 1940 à 1952. Il resta titulaire à St-Maurice jusqu'à sa mort (25/01/1952), preuve qu'il devait apprécier l'instrument.

En 1917, les tuyaux de façade ont été réquisitionnés par les autorités allemandes, et remplacés par une façade de zinc de la maison Weigle.

C'est en 1919 (année de la mort d'Adolphe Gessner), que l'église catholique de garnison devint la Paroisse St-Maurice. Et, bien sûr, Emile Rupp n'était pas loin. En 1937, il élabora un projet pour "Cavaillé-colliser" l'orgue de St-Maurice. Le projet fut justement présenté par PLEYEL, successeur officiel de Cavaillé-Coll. Ce projet rassemblait tout ce qu'on pouvait attendre d'une pareille opération : Trompette et Clairon (harmoniques), Hautbois et Mixture romantique au Récit, Batterie d'Anches complète pour le Grand-orgue. Le Positif devait être converti au Néo-classicisme : Cromorne, Trompette, Mutations et Cymbale. Bien sûr, la Pédale devait se voir dotée d'Anches coniques. Et il est évident que tout ceci devait se faire au détriment des Jeux "romantiques allemands" existants.
Le devis Pleyel comportait une réharmonisation complète de l'orgue, comme avait été complètement réharmonisé le Walcker de St-Paul.
Ce projet ne vit pas le jour, mais l'idée d'adoucir la Machine fit son chemin.

     En s'approchant encore plus, une impression domine : celle de la grande qualité des matériaux. Les sculptures du Buffet sont une vraie dentelle de bois. Les assemblages sont rigoureux, les essences choisies. Et, peu à peu, on se rend compte qu'une bonne partie de l'ambiance est "avant guerre". En effet, dans les années 1940 la Machine devint un Fauve.

La musique du passé a imprégné ces bois. En les regardant bien, on peut l'entendre.

     En 1942 les jeux à haute pression, tonitruants mais historiques, ont été remplacés par Edmond-Alexndre ROETHINGER par une Batterie d'Anches... en zinc.

Ironie du sort, les seuls et uniques Jeux à haute pression d'Alsace, qui se trouvent dans l'orgue d'Erstein, ont été construits... par Roethinger.

Les travaux de Roethinger sont les seules modifications apportées à cet instrument depuis 1899. Mais outre la suppression de la haute Pression, d'autres remplacements ont été effectués :

  • Au Positif, le Dolce 8' fut remplacé par un Ondulant (Unda Maris); Le Quintaton 4' par un Clairon, et la Clarinette Weigle, qui était "labiale", fut remplacée par une plus traditionnelle Clarinette à Anches.
  • Au Récit, le Hautbois de Weigle (lui aussi "labial") fut remplacé par une Mixture-tierce (sorte de Cornet complet) appelé "Plein-jeu 5 fach". Le Quintaton 8' céda sa place à un Hautbois neuf (bien sûr à Anches), et la Voix humaine de Weigle a été tout simplement remplacée... par une Voix humaine Roethinger.
  • A la Pédale, l'Harmonicabass 16' fut remplacée par un Choralbass 4'.
Les Claviers expressifs furent munis de Trémolos, et l'orgue équipé de 5 Combinaisons fixes (appelées par poussoirs) et du fameux Crescendo avec son cadran. On dit que Ringeissen se servait beaucoup de ce dispositif. Il est commandé par une pédale, dont la position est indiquée au tableau par la sortie de petits boutons.
Parce que ces Crescendo sont souvent de bons cours de registration historique, en voici une visualisation.

     Et le résultat fut... certainement exceptionnel ; là aussi, une synthèse fut trouvée, très différente des autres, mais au moins aussi intéressante. C'est de l'orgue de 1942 que provient une bonne partie de l'aura encore perceptible.

     Roethinger a probablement placé à St-Maurice des tuyaux du premier orgue de la Grande Synagogue du Quai Kléber (Walcker 1898) qu'il avait repris en 1925 pour y construire le grand (et regretté) trois-claviers de 62 jeux (l'orgue inspiré par Emile RUPP).

     En 1971, Alfred KERN posa à St-Maurice un orgue de choeur Joseph MERKLIN : c'est l'ancien orgue de choeur de Notre-Dame des Blancs-Manteaux à Paris (1878?-1880?).
Il fut enlevé en 1980, pour faire place à un instrument électronique.

     Mais pour le visiteur, le voyage continue. Derrière le somptueux Buffet, il y a les entrailles du Fauve. Le ventilateur est aujourd'hui bel et bien branché. L'état général est excellent : après avoir basculé le gros interrupteur en Bakélite noire, la Bête respire. On peut entrer dans le Buffet. Après avoir laissé la tuyauterie du Grand-orgue à sa droite (elle occupe le soubassement), on prend la mesure de la chose. Il y a des Sommiers, des Tuyaux et des mécanismes de partout. Le Récit est logé à gauche, dans une première pièce, située juste derrière le Buffet. Le Positif, lui aussi expressif, le surplombe. Il a l'air inaccessible, perdu sous la voûte. Les boîtes, immenses, sont munies de volets sur deux côtés. Il faut alors passer entre le Récit et les tuyaux de la Pédale (la Posaune, en sapin, Anches peaussées...) en apercevant ceux du Principal 32' (acoustique : c'est un 16 pieds, un 10'2/3 et un 8' bouché qui "battent" ensemble). On est alors entouré de tuyaux à freins harmoniques, de Gambes guindées et de Bourdons surpris  : ils n'ont pas souvent de visite.

Et enfin, tout au fond, il y a la Soufflerie. Deux maîtres-réservoirs, lestés de rails de chemin de fer et de briques sont les pachas de la scène. Ils sont à leur aise, occupant tout le centre de la pièce. Pour satisfaire leur appétit, d'énormes vilebrequins en fonte faisaient respirer huit gros soufflets d'alimentation. Les réservoirs sont aujourd'hui alimentés par un ventilateur, et ces pièces sont immobiles, mais, là aussi, il faut imaginer cette usine en fonctionnement. On distingue les restes d'une tuyauterie qui témoigne de l'énergie qui faisait se mouvoir ces embiellages dignes du Titanic (vapeur, gaz ? En 1899, il n'y avait pas de moteur électrique assez puissant). Là, dans cette antre obscure de l'édifice, loin de la nef, les Chevaux-vapeur oeuvraient pour alimenter le Monstre.

Les boutons-témoins du Crescendo. La Posaune de Pédale.
En bas, une vue de la Soufflerie, avec les équerres rigidifiant les réservoirs à plis parallèles, ainsi qu'une partie de vilebrequin et une des bielles.

     L'ensemble de la traction des Jeux et des notes est bien entendu pneumatique. Les tubulures sont en parfait état (comme toute la structure). Certains tuyaux sont bosselés ou tordus, mais l'ensemble est remarquablement conservé, et de très grande qualité.
Les Sommiers sont à Membranes, et la Console indépendante, face à la nef. Outre les 5 Combinaisons fixes et le Crescendo à 17 positions, il y a trois Annulateurs (Sperrventil) des Manuels, situés sous les claviers, à gauche (le Tirant de celui du Positif a malheureusement disparu).
Sous la Console se trouvent les traces de plusieurs générations d'équipements électriques (dont une douille destinée à éclairer le pédalier).
Les Jeux sont commandés par de petites tablettes à accrocher.

Carl Gottlieb WEIGLE (1810-1882)

Friedrich Wilhelm Theodor WEIGLE (1850-1906)

Carl Weigle fut le créateur de la célèbre manufacture d'orgues, d'abord installée à Stuttgart, puis à Leinfelden-Echterdingen (D). Originaire de Ludwigsburg, il apprit la facture d'orgue auprès du Maître incontesté de l'époque en Allemagne : Eberhard Friedrich WALCKER, dont la première femme était une tante de Weigle. Après avoir contribué à quelques uns des principaux travaux de Walcker, Weigle se mit à son compte en 1845.

Weigle construisit d'abord des orgues à transmissions mécaniques, avec les fameux Sommiers à cônes (Kegellade) dont il avait dû suivre de très près la mise au point. Son orgue de Freudenstadt date de 1849. Mais dès 1870, il construisit un orgue à transmission purement électrique, ce qui fait de lui un pionnier de ce genre de transmissions. En 1873, il présenta un de ces instruments à l'Exposition de Vienne.
De 1876 date son grand 3-claviers (48 Jeux) de Stuttgart (D) (église évangélique St-Jean).

Extrêmement promouvant du point de vue des progrès techniques, il fut un inventeur et un expérimentateur fécond, non seulement de systèmes de transmission, mais aussi de méthodes d'harmonisation et de nouveaux Jeux. Très friand de Jeux à Bouches doubles, on lui attribue en particulier la création des Jubalfloete ces Jeux à deux bouches adjacentes, particulièrement sonores, même à basse pression.
La Maison Weigle construisit aussi des Hautbois à Bouche et ces fameux Jeux à Haute pression aux noms évocateurs : Grosgedeckt, Solo Gamba, Stentorphon, Tuba mirabilis...

Carl Weigle transmit son entreprise à son fils Friedrich en 1880, alors qu'elle en était environ à son 100ème Opus. Friedrich resta très fidèle aux traditions paternelles. La plaque d'adresse de l'orgue de l'église protestante de Bischwihr est encore en 1900 (8 ans après sa mort) rédigée ainsi : "CARL G. WEIGLE ORGELBAUMEISTER (STUTTGART) OPUS 237, 1900".

Des travaux de la Maison Weigle en Alsace, on a surtout retenu :

(1) Composition du grand Cornet :
Do1Do2Sol2
2'2/34'8'
2'2'2/34'
1'3/52'2'2/3
 1'3/52'
 1'3/5

La lecture des Tableaux de Compositions

(2) Composition de la grande Mixture du Grand-orgue :
Do1Do3Fa#4Do5
2'2'2/33'1/5
1'3/52'2'2/3
1'1/31'3/52'2/72'2/3
1'1/71'1/32'2'2/7
1'1'1/72'
1/2'1'1'1/32'

(3) Ce Cornet de 3 rangs n'est pas un vrai Cornet, puisqu'il ne comporte pas de rang de Tierce : c'est une Mixture grave {4', 2'/2/3, 2'}, avec le rang de 4 pieds bouché
(4) Ce Principal 32' est obtenu par apparition de la fondamentale lors de l'émission des Harmoniques de 32'. Physiquement, c'est une sorte de Mutation composée, à 3 rangs : un Principal 16' (ouvert), qui lui donne sa couleur, accompagné d'une Grosse quinte 10'2/3 (bouchée) destinée à produire les battements en 32 pieds, ainsi qu'un 8 pieds bouché.
(5) La Voix humaine actuelle n'est pas d'origine. Elle a été remplacée par Roethinger. Les tuyaux sont d'origine STIEHR, mais ont été remaniés.

Webographie :

Sources :

  • Remeriements à Alexis PLATZ.
  • René MULLER : Anthologie des compositeurs de musique d'Alsace.

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Dernière mise à jour : 18/08/2010 20:48:03

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