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Les orgues de la région de Sélestat
Selestat, St-Georges
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Sélestat, St-Georges, photo de Roland Lopes, le 22/01/2005.Sélestat, St-Georges, photo de Roland Lopes, le 22/01/2005.

En mai 1896, l'église St-Georges se vit doter d'un orgue d'exception : l'un des plus grands instruments construits par Martin Rinckenbach. Il s'agit de l'opus 47 du Cavaillé-Coll alsacien, un instrument symphonique de 43 jeux sur trois manuels et pédale, qui est un peu le grand-frère du chef d'œuvre d'Ensisheim (1897, II/P 30j). L'orgue d'Ensisheim étant resté authentique, c'est là-bas qu'il faut se rendre pour se faire une idée du prodige qu'à été l'orgue Rinckenbach de Sélestat avant ses deux malheureuses transformations, en 1952 et 1975, en plein cœur de "l'époque noire" de la facture d'orgue alsacienne. Aujourd'hui, cet instrument au potentiel extraordinaire est toujours en attente de la restauration de 8 jeux altérés, mais son récent relevage, en 2018, permet à nouveau à l'ensemble de tenir les promesses de sa prestigieuse plaque d'adresse.

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L'orgue de facteur inconnu (1498)
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Historique

A St-Georges, l'orgue est une tradition plusieurs fois séculaire : un instrument est attesté dès 1498. On a retenu le nom de l'organiste à cette date : Biderbe Thomas. On connaît aussi le nom de l'organiste en poste juste avant 1503 : Michel von Ulm, ainsi que celui de son successeur à cette date : Matthaus Durholz. [IHOA] [Vogeleis] [PMSAS1975]

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L'orgue Hans von Masmünster,
1521
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Historique

En 1521, Hans von Masmünster (Jean de Masevaux) vint construire un nouvel instrument, placé "en nid d'hirondelle". Cet orgue ne semble pas avoir donné satisfaction, car dès 1524, "l'orgue a besoin d'être réparé". [IHOA] [Vogeleis] [PMSAS1975] [HOIE]

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L'orgue de facteur inconnu (1614)
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Historique

En 1614, l'orgue fut "renouvelé", mais on ne sait pas par qui, ni quelle fut l'étendue de cette rénovation. La date "MDCXIV" figurait encore sur l'instrument en 1768. En 1700, les six soufflets ont été remplacés. Plus tard, en 1768, Jean-André Silbermann nota que le buffet de cet orgue était doté de deux hautes tourelles latérales. Le clavier était en Fa, avec une sorte d'octave courte (FGAAisBC-c'''), et le pédalier avait 13 notes (EFG-f). [IHOA] [PMSAS1975] [HOIE]

En 1710, Jean Michel Cräner vint faire des réparations. [IHOA] [PMSAS1975] [HOIE]

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L'orgue Christoph Aebi,
1692
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Historique

En 1692, Christoph Aebi avait construit un orgue neuf, probablement de petite taille, et qui fut placé sur le jubé. L'orgue de 1521/1614 était probablement encore utilisé (Silbermann vit les deux orgues en 1768). En 1724, il y eut une réparation des deux orgues par un certain Franz Adam, facteur d'orgues itinérant, dont on retrouve la trace en 1737 et 1743 à Wasselonne. [IHOA] [PMSAS1975] [HOIE]

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Historique

En 1768, Jean-André Silbermann supprima l'orgue de 1521/1614 pour construire un instrument neuf. L'instrument de 1692 était encore là. Le marché fut conclu avec Silbermann le 08/03/1766, et l'orgue terminé le 17/08/1768. Mais il fut utilisé la première fois dès le 3 août (avec 13 jeux), pour l'office donné à l'occasion des funérailles de la reine Marie Leszczynska : c'est Silbermann lui-même qui tint les claviers. [IHOA] [PMSAS1975] [HOIE] [ITOA]

Après avoir été fortement transformé par Joseph Callinet en 1840 (sommiers renouvelés et nouveaux jeux), l'instrument a été une nouvelle fois reconstruit à l'occasion de son déménagement aux Dominicains de Colmar par Martin Rinckenbach en 1898. [HOIE] [ITOA] [AC1969]

A Colmar, l'orgue de 1768 a été démonté en 1996, et entreposé. Il est probablement resté dans son état de 1898, et donc fort intéressant. Sa "disparition" a probablement eu le mérite de lui éviter une reconstruction "néo-baroque" vendue comme une "restauration de l'orgue Silbermann", qui aurait fait disparaître les éléments de valeur de Callinet et Rinckenbach. Il faut espérer que cet orgue très intéressant du point de vue historique puisse un jour revenir à la vie.

Notons, pour éviter d'éventuelles confusions, que l'orgue venant de Sélestat était le deuxième Silbermann placé aux "Dominicains de Colmar" (lesquels avaient été chassés par la révolution, l'édifice étant converti en entrepôt à céréales). Le premier avait été construit par André en 1726, et c'est celui qui se trouve actuellement à Niedermorschwihr. Jean-André raconte que de toutes ses œuvres, cet instrument était le préféré de son père.

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Historique

C'est en mai 1896 que Martin Rinckenbach posa à Sélestat l'un de ses plus grands instruments, qui devint l'opus 47 de la maison d'Ammerschwihr. [IHOA] [ITOA] [Barth]

Après celui de l'église protestante (1881) puis celui de Ste-Foy (1892), il s'agit déjà du troisième Rinckenbach de Sélestat. La réputation de la maison d'Ammerschwihr était donc bien établie, et on ne semble même pas avoir envisagé de confier la construction du nouvel orgue à quelqu'un d'autre.

Le contexte en 1896

Il faut dire que la concurrence alsacienne était, pour le coup, "loin derrière" :

- En 1896, Charles et Edgard Wetzel ont posé un orgue à Strasbourg, St-Louis. L'instrument fut très réussi, et marqua un tournant dans la production de la maison Wetzel. Mais ce fut beaucoup trop tardif, et resta pratiquement sans suite : ce fut plutôt un "chant du cygne". La maison Wetzel s'éteignait. Edgard la fit vivoter jusqu'en 1944, mais il n'y eut plus que 2 ou 3 orgues Wetzel neufs après celui St-Louis.

- En même temps, Louis Mockers avait adopté une démarche similaire à Westhouse. Lui aussi, il construit un instrument attachant, en rupture avec le désespérant atavisme dont faisait preuve la veille maison Stiehr de Seltz jusque là, qui construisait en 1880 en gros les mêmes orgues que dans les années 40. Pour Stiehr, ce fut carrément la fin, puisque Westhouse est le "dernier Stiehr".

- En juin, Heinrich Koulen posa un orgue à Drulingen (remplacé dès 1909), et ne tarda pas à s'emmêler dans le projet pour la cathédrale de Strasbourg, qui lui coûta sa réputation en Alsace. A l'époque, il était déjà "sur le départ" pour Oppenau. Edmond-Alexandre Roethinger occupait sa place laissée de plus en plus vacante, mais il faisait, depuis 1893, des débuts un peu timides, ne laissant pas préjuger de l'ampleur qu'allait prendre son entreprise par la suite. Essayant d'employer des transmissions pneumatiques un peu trop tôt (avant 1899), il connut des déboires en "essuyant les plâtres".

- Il y avait aussi, bien sûr, la maison Dalstein-Haerpfer, établie en Moselle, et qui faisait donc également partie du "Reichsland". Un de ses travaux marquants, à l'époque, a été fait à l'église Luthérienne des Chaînes de Ste-Marie-aux-Mines en 1892. Mais la maison de Boulay travaillait presque exclusivement pour les églises protestantes, et ne devint réellement significative en Alsace qu'à partir de 1899.

- Après 1860 (en passant, l'année de la pose du seul Cavaillé-Coll d'Alsace, à Mulhouse), Joseph Merklin a doté l'Alsace de 11 instruments symphoniques français. Mais son influence cessa définitivement après 1878 (Obernai). Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que le quatrième orgue romantique de Sélestat, le bel instrument de St-Antoine, est bien un Merklin de 1885, mais qu'il n'est arrivé en Alsace qu'en 1998.

- A nouveau en 1896, le "boss" de la facture européenne, Eberhard Friedrich Walcker, posa à l'église protestante d'Oberhausbergen un orgue de 16 jeux qui devait être très intéressant à l'origine. En 1895, Walcker avait posé un petit orgue à la "Doctrine chrétienne" de Strasbourg, et, dans cette même ville, la maison de Ludwigsburg était occupée par le projet d'orgue monumental à Strasbourg, St-Paul (achevé en 1897). Et il y eut aussi le bel instrument de l'église protestante de Saverne. La demande pour ce type d'instruments novateurs était forte, et probablement liée à une réelle volonté des musiciens alsaciens d'aborder des styles différents.

- On ne s'étonnera donc pas du fait que 1896 soit aussi la date de l'arrivée en Alsace de la maison Gebrüder Link. La maison de Giengen-an-der-Brenz y posa, jusqu'en 1916, presque 50 instruments.

- 1896 fut également marquée par l'ouverture, à Molsheim, de l'atelier de Franz Xaver Kriess. Bien sûr, pour Sélestat, il n'était pas encore prêt.

- Au cours de cette fameuse année 1896, outre Sélestat, Rinckenbach signa en Alsace des instruments neufs à Eichhoffen, Fouchy et Mulhouse, Ste-Geneviève. Donc, à lui seul, en gros la même production que tous ses concurrents réunis. En 1894, Rinckenbach posa 7 instruments neufs ; 5 en 1897. (En 1895 furent essentiellement livrés des réparations ou des transformations.)

Il ressort de tout cela que Martin Rinckenbach était le seul alsacien à pouvoir sérieusement se mesurer aux "poids lourds" tels que Walcker ou Link. Les autres étaient en total déclin (Stiehr, Wetzel, Koulen), ou pas encore prêts (Roethinger, Kriess). Le choix, pour Sélestat, était donc simple : un orgue "de l'Allemagne de l'intérieur" ou un Rinckenbach. Et c'est l'option alsacienne qui fut retenue.

L'opus 47 de Martin Rinckenbach

Le buffet néo-gothique a été construit par la maison Klem, qui fut partenaire de Rinckenbach lors de bon nombre de ses plus belles réalisations (y-compris l'église protestante de Sélestat et Ste-Foy). Avec ses trois manuels, 43 jeux, et sa machine Barker (au grand-orgue), c'est un des instruments clé de l'histoire de la facture d'orgues alsacienne.

Il est directement issu de la grande tradition de la facture romantique française (ce qui est une façon, pour Rinckenbach, de cultiver sa spécificité). Il y a d'autres caractéristiques alsaciennes, comme le Cornet de grand-orgue, la pédale très fournie, ou les anches "bassonantes" (un Basson 16' au grand-orgue, Basson 8' au positif, et Basson/Hautbois au récit). La seconde anche du positif était une Clarinette. Au récit, Basson/Hautbois, Trompette "solo" et Voix humaine étaient au programme, mais pas d'anche 16' (les fonds y sont aussi fondés sur 8', le Quintaton 16' ayant trouvé sa place au positif).

L'orgue de Sélestat St-Georges est pratiquement contemporain du Rinckenbach de l'église de l'Assomption à Phalsbourg (57) (II/P 23j), qui a été conservé dans son état d'origine. Ce témoin permet d'imaginer les prestations de l'orgue de Sélestat, doté de pratiquement deux fois plus de jeux, et au jeu facilité par la Barker. Le "16 pieds" le plus contemporain de l'orgue de Sélestat est celui de Niederbronn-les-Bains (opus 44, 1894). Ce dernier instrument a été altéré en 1971, mais sa restauration de 2006 prouve la faisabilité et l'intérêt qu'il y a à corriger les errements de la seconde moitié du 20ème siècle.

Les tuyaux de façade ont été réquisitionnés par les autorités en 1917. [IHOA] [ITOA]

C'est Edmond-Alexandre Roethinger qui remplaça la montre (en étain), en 1924. [IHOA] [ITOA]

Il y eut quelques dégâts en 1944, car des obus ont atteint l'édifice. C'est un projectile qui a touché le clocher qui causa des dommages à l'instrument, ainsi que la destruction d'une rosace derrière l'orgue. Le chœur, lui, avait été fortement endommagé, ainsi que tous les vitraux. L'expertise précise qu'il faudra attendre le démontage pour déterminer si les sommiers ont été victimes d'infiltrations d'eau. La composition figurant sur le rapport d'expertise de 1951 vient confirmer le fait qu'avant le conflit, l'orgue était (à part la façade) entièrement authentique. Il semble n'avoir finalement été que peu endommagé, essentiellement par projection de débris. [IHOA] [PMSCALL]

L'orgue de Sélestat fut malheureusement, comme bien d'autres, victime des modes de la seconde moitié du 20ème siècle. Il y eut deux altérations, dont la première fut menée en 1952 par Georges et Curt Schwenkedel. [IHOA] [ITOA] [PMSCALL]

- Au récit, l'Aeoline a été remplacée par un Octavin 2'. C'est fort préjudiciable, car l'Aeoline est le jeu de prédilection pour "adosser" la Voix céleste. Des registrations fondamentales sur ce type d'instrument ont été rendues impossibles suite à cette amputation. De plus, la Fugara 4' a été sacrifiée pour placer un Plein-jeu 4 rangs, totalement étranger à l'esthétique de l'instrument. [PMSCALL]

- Au positif, le Floetenprincipal (pourtant le fondement de sa composition) a été remplacé par une Doublette, et une Tierce 1'3/5 (également étrangère à l'esthétique romantique française) a remplacé... le Basson 8'. (Il s'agissait de la Clarinette d'après la revue "L'orgue" n°65 de 1952 ; mais c'est sûrement une erreur.) Dans un cas comme dans l'autre, l'orgue perdit un jeu qui comptait parmi ses spécificités, donc sa "personnalité". La perte de cette anche au positif fut particulièrement regrettable. [PMSCALL]

- Mais le plus grave, du point de vue de la registration, a été commis au grand-orgue, où l'indispensable Gambe (destinée à colorer le fonds de jeux de 8') a été supprimée pour laisser la place à un Nasard. [PMSCALL]

Malheureusement, les altérations continuèrent. Une nouvelle transformation eut lieu en 1975, menée cette fois par Alfred Kern. [IHOA] [ITOA]

La transmission fut gravement altérée par deux suppressions inexplicables : celle de la machine Barker et celle de l'accouplement du récit au positif (III/II). (C'est un fait révélateur et inquiétant, montrant qu'à l'époque, les organistes, facteurs et experts impliqués semblaient complètement ignorer la façon de registrer un orgue romantique...)

- Au récit, un Basson 16' et une Doublette 2' (le côté "inventaire à la Prévert" est une constante des errements des années 70) vinrent remplacer... les deux jeux Schwenkedel placés en 1952 (Plein-jeu et Octavin). [RLopes]

- Au positif, la Clarinette a été modifiée pour en faire un Cromorne (dont le côté néo-classique n'a rien a voir avec l'esthétique), et fut surtout affublé d'une Cymbale de 3 rangs (2/3') (!), qui lui coûta la grande Flûte harmonique. Cette perte, associée à celle - déjà regrettable - du Floetenprincipal, enleva tout caractère au positif. [RLopes]

- Au grand-orgue, une autre (!) Cymbale 3 rangs vint prendre la place du Dolce, privant à nouveau l'orgue d'une de ses plus belles registrations, au bénéfice d'une sonorité totalement étrangère à l'époque romantique. [RLopes]

La pédale passa à 30 notes (C-f'), et le pédalier a été remplacé (comme les blocs-claviers).

Après ces altérations lui enlevant son caractère romantique, l'orgue n'était évidemment plus que l'ombre de lui-même. Cet instrument, qui aurait dû occuper une place majeure dans l'orgue alsacien, fut peu à peu oublié. Les articles publiés dans les années 70 sont révélateurs : des pages de détails sur les instruments antérieurs, et pas grand-chose sur l'orgue actuel. Malheureusement, ce triste bilan fut encore accentué par le fait que Sélestat a ensuite été une "tribune verrouillée", et ce jusqu'à mi-2004. Avec les calamiteuses conséquences que l'on observe généralement dans ce cas, entraînant le désintérêt du public. Les prestations de l'instrument étaient très loin de tenir les promesses de sa prestigieuse plaque d'adresse. [Visite]

Le renouveau survint vers 2006, et des concerts furent à nouveau organisés. Cependant, la poussière accumulée depuis 1975 rendait la sonorité de l'instrument bien terne. Une première étape était un relevage, indispensable pour évaluer l'état et la valeur de l'instrument en profondeur.

En 2018, l'orgue a été nettoyé par Richard Dott. [Visite]

Le buffet

Le buffet néo-gothique a été construit par la maison Klem de Colmar. La grande tourelle centrale plate est une tradition déjà bien établie (Niederhergheim, 1890, Blotzheim, 1894).

Ce buffet est particulièrement élaboré, et se distingue par son caractère "cintré" : les plates-faces flaquant la centrale ramènent la façade en avant (la partie centrale étant donc en retrait). Le tout est encadré de tourelles en tiers-point et d'une petite plate-face terminale. L'ornementation respecte les canons du style, et se développe à la ceinture du buffet, et surtout dans les couronnements (tympans ajourés, pinacles, crochets).

Caractéristiques instrumentales

Composition, 2005
Grand-orgue, 56 n. (C-g''')
1952, chape de la Gambe 8'
(g-g''')
1'1/3, donc modifiée en 1975
1975, chape du Dolce 8'
I/I
Positif, 56 n. (C-g''')
1952 ; remplace le Floetenprincipal
1952 ; remplace un Basson 8' (!)
1975, chape de la Flûte harmonique 8' (!)
Clarinette modifiée en 1975
Récit expressif, 56 n. (C-g''')
1975 ; remplace l'Aeoline
1952 ; remplace la Fugara
Pédale, 30 n. (C-f')
I/P
Commun II et III
[Visite]
Console:
La console, photo de Roland Lopes (22/01/2005).La console, photo de Roland Lopes (22/01/2005).

Console indépendante face à la nef, fermée par un couvercle basculant. Tirants de jeux de section ronde, à boutons tournés munis de porcelaines, et placés en quatre gradins de part et d'autre des claviers. Claviers blancs. Blocs-claviers, claviers et joues de 1975, pédalier de 1975. Banc d'origine.

La plaque d'adresse de Rinckenbach est placée en haut et au centre. Elle est du type "Ammerschwihr ondulant" (le mot ondulant entre deux lignes), mais avec des flancs très spécifiques. Il semble qu'elle soit une modèle unique. A sa droite, la maison Kern a ajouté sa "plaque" et la date de la malheureuse transformation "néo-baroque".

Transmission:

Mécanique à équerres. La machine Barker, présente à l'origine, a été supprimée.

Sommiers:

A gravures, en chêne, d'origine.

Tuyauterie:

La tuyauterie d'origine est de très belle qualité.

La tuyauterie de pédale est entièrement authentique.
Noter les entailles de timbres en forme de trou de serrure (ici sur le Violoncelle de pédale),
caractéristiques de Martin Rinckenbach.
Le jeu en étain plus au fond est la Flûte 4'. Les anches sont hors-champ, à gauche.La tuyauterie de pédale est entièrement authentique.
Noter les entailles de timbres en forme de trou de serrure (ici sur le Violoncelle de pédale),
caractéristiques de Martin Rinckenbach.
Le jeu en étain plus au fond est la Flûte 4'. Les anches sont hors-champ, à gauche.
(Une partie de) la tuyauterie du grand-orgue.
Au grand-orgue, on trouve des stigmates de la transformation de 1975,
dont la Cymbale (sur son faux sommier jaune), qui saute aux yeux (comme aux oreilles).
Tout en avant, les anches, dont on ne voit que quelques tuyaux,
puis la grande Mixture (décalée en 1975 pour la passer en 1'1/3,
soit une octave trop haut ; des tuyaux ont certainement été supprimés).
Viennent ensuite les postages du Cornet, la Doublette, puis les Fonds.
Ces photos datent de 2005, et permettent de voir que l'orgue était déjà très empoussiéré.(Une partie de) la tuyauterie du grand-orgue.
Au grand-orgue, on trouve des stigmates de la transformation de 1975,
dont la Cymbale (sur son faux sommier jaune), qui saute aux yeux (comme aux oreilles).
Tout en avant, les anches, dont on ne voit que quelques tuyaux,
puis la grande Mixture (décalée en 1975 pour la passer en 1'1/3,
soit une octave trop haut ; des tuyaux ont certainement été supprimés).
Viennent ensuite les postages du Cornet, la Doublette, puis les Fonds.
Ces photos datent de 2005, et permettent de voir que l'orgue était déjà très empoussiéré.
La tuyauterie du grand-orgue.
Le champ est déplacé vers la gauche et le haut par rapport à l'image précédente.
On voit cette fois les anches : le Clairon (tout à gauche), puis la Trompette
et le Basson (légèrement moins évasé).
On retrouve ensuite la Mixture (à 4 rangs dans les aigus),
puis le grand Cornet 5 rangs, surélevé pour des raisons acoustiques.
Il est imposant, car au lieu de commencer au 3ème Do (c'-g'''),
il commence déjà au deuxième Sol (g-g''').
Les sommiers étant diatoniques, on ne voit à chaque fois qu'une la moitié de la tuyauterie.La tuyauterie du grand-orgue.
Le champ est déplacé vers la gauche et le haut par rapport à l'image précédente.
On voit cette fois les anches : le Clairon (tout à gauche), puis la Trompette
et le Basson (légèrement moins évasé).
On retrouve ensuite la Mixture (à 4 rangs dans les aigus),
puis le grand Cornet 5 rangs, surélevé pour des raisons acoustiques.
Il est imposant, car au lieu de commencer au 3ème Do (c'-g'''),
il commence déjà au deuxième Sol (g-g''').
Les sommiers étant diatoniques, on ne voit à chaque fois qu'une la moitié de la tuyauterie.
La nef. L'église St-Georges est un endroit attachant, doté d'une ambiance toute particulière.La nef. L'église St-Georges est un endroit attachant, doté d'une ambiance toute particulière.

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