La plaque d'adresse de la maison de Boulay, en 1907.La maison Haerpfer de Boulay, en Moselle, est une des entreprises de facture d'orgues françaises qui compta le plus dans l'est de la France, durant troisième tiers du 19ème et la première moitié du 20ème siècle. On lui doit en tout environ 550 opus. Créée alors que la Moselle était encore française, elle prit son essor dans un "Reichsland" évidemment plus sensible au répertoire germanique. Les techniques et les "tailles" adoptées, et donc les couleurs permises à l'harmonisation sont inspirées de Walcker, Voit, Haas et des grands romantiques allemands.
Mais tout commença par une rencontre à Paris : en 1862, (Jean-)Charles Haerpfer (07/06/1835-1909, déjà formé chez Steinmeyer, Walcker et Haas) et (Nicolas-)Etienne Dalstein (17/06/1834-1900, essentiellement menuisier de formation) travaillaient tous deux pour Cavaillé-Coll à Saint-Sulpice. Ils décidèrent en 1863 de se mettre à leur compte, en s'installant à Boulay (Moselle). L'entreprise fut fondée le 29/07. Le duo était en fait un trio : il y avait aussi Jean-François Dalstein (1826-?), un frère d'Étienne. Charles était l'harmoniste, les Dalstein amenant les capitaux et leurs compétences d'entrepreneurs.
Une caractéristique du "paysage organistique" mosellan et alsacien de l'époque était frappante : si les églises catholiques étaient presque toutes équipées d'un orgue (cela s'est fait durant le 19ème), les églises protestantes (le terme est, rappelons-le, juste en Alsace et en Moselle) avaient souvent un grand retard. Les causes étaient économiques, bien sûr, mais aussi liées au fameux régime du "Simultaneum", imposé par... Louis XIV, et consistant de fait à réquisitionner les lieux de culte protestants pour servir également au culte catholique. Lorsque, dans les localités disposant de deux communautés, le régime du Simultaneum prenait fin, c'était par la construction d'un nouvel édifice. Si, dans certains cas, ce sont les protestants qui gardèrent l'orgue ancien, la plupart du temps ils se retrouvaient avec un édifice sans mobilier. Et, quand l'orgue ancien avait été conservé, il était souvent nécessaire de le remplacer, car en mauvais état, ou fort peu adapté à l'accompagnement du choral.
Or, une fois ces territoires devenus allemands, il est évident que les autorités avaient beaucoup plus de latitude pour corriger cette situation inéquitable. Il y avait sûrement même une volonté politique pour le faire. En tous cas, la maison Dalstein-Haerpfer se trouvait fort bien placée. En 1864, Adrian Spamann vint les rejoindre ; il se mit plus tard (vers 1886) à son compte à Boulay.
Représentatif de la production des premières années d'activités de Dalstein-Haerpfer est l'orgue de Niderwiller, Ste-Croix (1878). S'il eut à souffrir des eaux (1879) et des modes (1965), mais il a été restauré par Bruno Dillenseger (Wingen-sur-Moder) en 1996. [IOLMO:Mo-Sap1925-9] [Niderwiller]
Parmi les instruments de cette première période, le plus marquant est certainement celui construit en 1881 pour Nancy, St-Sébastien : III/P 46j, à transmission mécanique. Il est resté pratiquement 100% authentique (à deux accouplements près), et a été récemment relevé par Laurent Plet et Jean-Baptiste Gaupillat. Il est probable que le rayonnement donné à la maison de Boulay par cette réalisation lui permit définitivement de dépasser le périmètre Mosellan pour ses futures réalisations. [IOLMM:p304-10] [NancyStSebastien]
En Alsace, l'aventure commença en 1886, soit 12 ans après la construction de l'Opus 1, à Teterchen. Entre 1863 et 1886, le trio d'associés et leurs équipes avaient déjà livré une trentaine d'opus. Dans les années 1880, la maison de Boulay construisait un orgue tous les 3 mois environ. Du point de vue technique, les sommiers à cônes ("Kegelladen") faisaient merveille, et rendaient possible des harmonisations spécifiques. La tuyauterie était très "germanique", tant par les tailles que les compositions, même si une influence Cavaillé-Coll se fait sentir (anches de récit).
Dans le Bas-Rhin, les concurrents étaient Heinrich Koulen, les frères Wetzel, les facteurs allemands (Walcker, et surtout les frères Link), et bientôt (1893) la jeune maison Roethinger. Franz Xaver Kriess n'était pas très présent sur le marché "protestant". La maison Stiehr de Seltz, tournée vers le passé, voulait continuer à faire des orgues comme en 1830, et son déclin était inévitable. Le Haut-Rhin étant plus loin des bases de Dalstein-Haerpfer, la concurrence avec Martin et Joseph Rinckenbach était sûrement moins vive.
1886 : Illzach, Eglise protestante
1910 : Mulhouse, Eglise réformée St-Jean
Vers 1888 commença à intervenir un allié de poids, en la personne d'un médecin, docteur en théologie, philosophe, prix Nobel de la paix, et organiste de renom :
Albert Schweitzer (1875-1965) fut un acteur majeur de l'orgue européen,
1889 : Pfaffenhoffen (région de Bouxwiller), Eglise protestante
La plaque "Opus 75" à Pfaffenhoffen.C'est en 1893, au Schaeferhof (Dabo, 57), que la maison Dalstein-Haerpfer se mit à la transmission pneumatique. C'est finalement assez tôt (6 ans plus tôt que Martin et Joseph Rinckenbach, par exemple). Il est donc logique qu'il y ait eu quelques tâtonnements : par exemple ce premier opus pneumatique fut construit avec des sommiers à membranes ("Taschenladen"). Mais les sommiers à cônes ("Kegelladen") revinrent bien vite, commandés pneumatiquement. Ils étaient probablement plus chers à construire (car beaucoup plus compliqués), mais tout de même mieux maîtrisés. La maison Koenig a refait la traction de l'orgue du Schaeferhof en mécanique (1979), en respectant le caractère romantique de l'harmonisation.
1895 : Ste-Marie-aux-Mines, Eglise Luthérienne des Chaînes
De 1894 date l'opus 100 de la maison Dalstein-Haerpfer, le fabuleux orgue de l'église Saint-Martin à Hayange. Le numéro d'opus avait été "gardé de côté" pour un orgue d'exception. A partir de là, une autre tendance se dessine : des récits plus étoffés, donc plus "romantiques français". [IOLMO:H-Mip776-82]
1895 : Mulhouse, Salle de la Fraternité
1896 : Mulhouse, St-Paul
1899 : Monswiller (région de Saverne), Eglise protestante
1902 : Betschdorf (région de Soultz-sous-Forêts), Eglise protestante
1902 : Obernai, Eglise protestante
1902 : Seebach (région de Wissembourg), Eglise protestante d'Oberseebach
1903 : Wolfskirchen (région de Sarre-Union), Eglise protestante
1904 : Tieffenbach (région de la Petite-Pierre), Eglise protestante
1905 : Strasbourg, St-Thomas Choeur
En 1905, le papier à entête de l' "Orgelbau-Anstalt von Dalstein & Haerpfer" cite comme références :
De Nancy, Mulhouse et Hayange nous avons déjà parlé. L'orgue de la cathédrale de Luxembourg a été complété (remplacé) vers 1930. La présence sur cette liste des trois de Metz s'explique probablement plus par leur visibilité ou leur influence culturelle. Celui de la "cathédrale" fait référence à l'instrument d'accompagnement de la chapelle Notre-Dame-la-Ronde : c'était l'orgue pour les offices de la garnison (II/0P 10j). Celui du Temple-Neuf a été victime du conflit de 1939-1945, et a finalement été remplacé par l'une des plus belles réalisations de l'époque néo-classique. Celui de la basilique St-Vincent n'existe plus : il n'a pas été victime des guerres, mais des errements des années 1960.
1906 : Schwindratzheim (région de Hochfelden), Eglise protestante
1906 : Strasbourg, St-Nicolas
1907 : Cronenbourg (région de Strasbourg), St-Sauveur
1908 : Duntzenheim (région de Hochfelden), Eglise protestante
1908 : Strasbourg, Freie Kirche (chapelle St-Martin)
1909 : Lembach (région de Wissembourg), Eglise protestante
1909 : Strasbourg, Palais des fêtes
C'est en 1909, année de la construction de l'orgue du Palais des fêtes, que mourut Charles Haerpfer. Mais la "deuxième génération" était déjà fort active, et parfaitement formée : Frédéric Haerpfer (1879 - 11/12/1956) et Paul Dalstein (1868-1926).
1910 : Strasbourg, Chapelle protestante de l'hôpital civil
1911 : Cleebourg (région de Wissembourg), Eglise protestante (St-Blaise)
1911 : Mietesheim (région de Niederbronn-les-Bains), Eglise mixte
1911 : Strasbourg, Ste-Aurélie
1911 : Ste-Marie-aux-Mines, Temple réformé
1911 : Sundhouse (région de Marckolsheim), Eglise protestante
1911 : Weinbourg (région de Bouxwiller), St-Wendelin
1912 : Westhoffen (région de Wasselonne), Eglise protestante
1912 : Thann, Temple réformé
En 1912, il y eu aussi des travaux à l'orgue Stiehr de Hatten (transmission). Comme une grande partie de Hatten, l'église et l'orgue furent totalement détruits sous les obus lors de l'opération "Nordwind", en janvier 1945.
1913 : Bouxwiller, Eglise protestante
1913 : Hunspach (région de Soultz-sous-Forêts), Eglise protestante
1914 : Rexingen (région de Drulingen), Eglise protestante
1915 : Rott (région de Wissembourg), St-Georges
1916 : Benfeld, Eglise protestante
C'est Frédéric Haerpfer qui prit la direction de l'entreprise lorsque les ateliers purent ouvrir à nouveau, en 1919. De nombreux autres changements allaient s'opérer dans les quelques années à venir, le principal étant le départ de Paul Dalstein. Ce dernier, bien que plus ou moins retraité (jusqu'à sa mort en 1926), se retrouva en situation de concurrence avec la nouvelle "Manufacture Lorraine de Grandes Orgues, Frédéric Haerpfer successeur". Il ne semblait plus avoir beaucoup d'estime pour les travaux de Frédéric. [IOLMO:p2539]
1919 : Steinseltz (région de Wissembourg), Eglise protestante
1921 : Kutzenhausen (région de Soultz-sous-Forêts), Eglise protestante
1922 : Bettwiller (région de Drulingen), Eglise protestante
En 1911 et 1922, il y eu des travaux de transformation à l'orgue Stiehr-Mockers de l'église protestante de La Robertsau.
1924 : Westhoffen (région de Wasselonne), St-Martin
1925 : Soultzeren (région de Munster), Eglise protestante
1925 : Ribeauvillé, Eglise protestante
En 1925, il y aussi eu des travaux importants à l'orgue de Colmar, St-Matthieu (transmission et récit).
1926 : Colmar, St-Matthieu Orgue de tribune
1926 : Stosswihr (région de Munster), Eglise protestante
1927 : Dornach (région de Mulhouse), Temple réformé
En 1927, il y eu des travaux (qui furent d'ailleurs fort critiqués) à l'orgue de la chapelle de l'Immaculée Conception. L'orgue Martin et Joseph Rinckenbach, 1911, du lieu y perdit toute authenticité pour pas grand chose. Il fut de nombreuses fois réparé, mais rien n'y fit, et il fallut procéder à la construction d'un orgue neuf dans le superbe petit buffet en 2000.
1928 : Altkirch, Temple réformé
1929 : Seppois-le-Haut (région de Hirsingue), St-Hubert
1929 : Muhlbach-sur-Munster (région de Munster), Eglise protestante
De 1930 date la reconstruction (avec une transmission pneumatique) de l'orgue Charles Wetzel, 1885, de l'église protestante de Neudorf. L'instrument fut détruit par faits de guerre en 1944. Il s'y trouve aujourd'hui le chef d'oeuvre bien connu - un des sommets de la facture de la seconde moitié du 20ème siècle - construit par Alfred Kern en 1966.
1931 : Gunsbach (région de Munster), Eglise mixte
En 1934 Frédéric Haerpfer fournit une console neuve (mobile) pour l'orgue Merklin du Temple Neuf de Strasbourg. Elle a, depuis, été remplacée.
1935 : Ringendorf (région de Hochfelden), Eglise protestante St-Ulrich
1939 : Kuttolsheim (région de Truchtersheim), St-Jacques Majeur
On le sent bien en considérant les derniers opus, après 1930 : le "souffle" était perdu. Si d'autres maisons, comme celle de Joseph Rinckenbach, on su produire de véritables chef d'oeuvre (souvent méconnus) dans les années 1930, Frédéric Haerpfer, détenteur des progrès insufflés par Schweitzer, ne s'est sûrement jamais trouvé très à l'aise avec la mode néo-classique "Mainstream". Le concept d'orgue-à-tout-jouer, les harmonisations empilant les compromis, les Larigots sur transmission électrique, tout cela ne devait pas beaucoup lui parler. Quand viendra la radicalisation "néo-baroque", la situation sera évidemment encore plus difficile.
En 1946, Walter Haerpfer et Pierre Erman ont fondé la "Manufacture Lorraine de Grandes Orgues Haerpfer & Erman". Frédéric Haerpfer devint expert, chargé, après guerre, d'estimer des "pourcentages de destruction". Il mourut le 11/12/1956. [IOLVO:p2541]
Le fils de Walter Haerpfer, Théo (08/09/1946 - 12/06/1999) rejoignit l'entreprise en 1970.
On peut faire un parallèle avec la maison Roethinger, qui n'entra dans le "néo-baroque" qu'à reculons, et qui, du coup connût à peu près le même destin : un héritage fabuleux mais complètement "passé de mode". Après 1945, il fallait soit s'arrêter (comme Joseph Rinckenbach ou Frédéric Haerpfer), soit accepter de se satisfaire des "dommages de guerre", soit être réellement détenteur d'un souffle nouveau (Curt Schwenkedel, Ernest Muhleisen, Alfred Kern, Jean-Georges Koenig).
Toujours est-il que commercialement, les années 1946-1970 ont été assez fastes (à cause des fameux "dommages de guerre" : 250 orgues construits à Boulay). En 1975, Théo Haerpfer prit la suite, bénéficiant encore pendant 3 ans de la présence de Pierre Erman. Ce devint la "Manufacture d'orgues Haerpfer". Sa toute fin est une histoire triste, pour de nombreuses raisons, l'une d'entre elle étant probablement les immenses difficultés liées aux successions.
1961 : Haguenau, St-Nicolas
1988 : Brumath, Eglise protestante
Oublions la fin, pour ne retenir que les années 1886-1939. L'histoire de la maison Haerpfer est indissociable de la "Réforme alsacienne de l'Orgue" (qui n'est pas qu'alsacienne). Les combats d'Albert Schweitzer pour une polyphonie plus "lisible", des compositions plus équilibrées et des consoles plus ergonomiques ont inspiré les meilleurs facteurs du moment (Joseph Rinckenbach et Edmond-Alexandre Roethinger). Ils dotèrent l'Alsace d'une esthétique "néo-classique" bien différente de celle qui s'imposera plus-tard (après 1930) en France, ou de l'"Orgelbewegung" allemande. Mais c'est bien la maison Dalstein-Haerpfer que Schweitzer promouvait sans relâche, et estimait la mieux placée pour concrétiser ses idées.
Evidemment, il est d'usage de parler de "synthèse" des styles romantiques allemands et français. Schématiquement, les orgues Haerpfer seraient un mélange de Walcker et de Cavaillé-Coll. De fait, ils sont souvent dotés de sommiers (si nécessaire superposés), de tailles et de fonds de conception allemande ; et les anches peuvent avoir un côté français, et les commandes à pied des consoles sont très "parisiennes". Les compositions proposent souvent des Aéolines, des Flûtes à double bouche, mais aussi des Trompettes de récit. En fait de synthèse, on se demande bien comment il eut pu en être autrement... L'originalité n'est finalement pas dans le mélange des genres, mais dans l'art exprimé par l'assimilation de ces différentes techniques.
Et dans ce schéma, deux influences sont négligées : tout d'abord celle du Suisse Friedrich Haas (1811-1886), de Lucerne, chez qui Charles Haerpfer a aussi appris son métier. Haas était lui-même élève de Walcker, ami de Cavaillé-Coll, et travaillait avec Töpfer (le théoricien des "tailles" germaniques). La "synthèse" que l'on prête d'habitude à Charles Haerpfer était donc déjà bien commencée... De plus, le style de Lucerne était extrêmement apprécié : pour preuve, le foudroyant succès de Martin Rinckenbach, certes aussi passé chez Cavaillé-Coll, mais qui a été formé par Friedrich Haas à Lucerne. Or, la maison Haas avait ses spécificités : elle fut reprise par celui qui fut si longtemps le compagnon du patron, Friedrich Goll. Et ce dernier signa les instruments d'exception que l'on sait. Friedrich Haas a apporté une contribution essentielle à l'orgue romantique, mais aussi post-romantique européen.
Une autre influence qui enrichit encore la palette de la maison de Boulay, à partir de la deuxième génération, est italienne. En 1905, on trouve Frédéric Haerpfer chez Vincenzo Mascioni (Milan). Il y restera un an, ce qui est loin d'être négligeable dans une formation. Il rencontra Marco Enrico Bossi. [IOLMO:Sc-Zp2539]
De façon pragmatique, ce qui caractérise ces instruments, c'est la qualité de la tuyauterie, et le soin apporté à son harmonisation. Les autres éléments techniques sont au service de la tuyauterie. Les consoles sont souvent très travaillées, ergonomiques (troisième congrès de Vienne), et contribuent beaucoup à l'ambiance magique, que l'on qualifiera à loisir de "post-romantique" ou "spät-romantik" (ce qui est à la fois fondamentalement différent et parfaitement synonyme).
Comme pour tout le patrimoine laissé par les maisons post-romantiques (Joseph Rinckenbach, Link, Voit, mais aussi Roethinger et Schwenkedel d'avant 1939), on ne peut que souhaiter qu'il soit préservé, entretenu, et mis en valeur. Il faudrait commencer par ne plus raconter n'importe quoi au sujet des "orgues pneumatiques" (qu'ils seraient fragiles, coûteux à entretenir, ou "inadaptés au répertoire")... Puis se souvenir à quel point ces instruments, construits entre 1880 et 1939, sont intimement liés à la vie et aux préoccupations d'une population, décimée par la guerre puis la grippe "espagnole", et qui se tenait face aux ruines, aux privations, et fut vite, en plus, confrontée à la montée des intolérances et de la haine sous toutes ses formes. Les orgues d'avant 1914 sont l'émergence d'un projet esthétique européen, mêlant les idées artistiques et économiques aux tendances de l'Art nouveau, du Jugenstil et de la "Belle époque". Ceux d'après 1918 sont de véritables actes missionnaires, démontrant une résilience exceptionnelle, et un attachement constant à la musique et à la paix.
Comme gage de notre compréhension et de notre respect, ce serait bien de commencer par penser les "petites plaies", et d'enlever - à chaque fois que possible - les Cymbales et autres Larigots affublant ces merveilleux instruments, pour leur rendre un ou deux des beaux jeux romantiques qui leur manquent.
Hommage à Théo Haerpfer.