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~ Les orgues de la région de Lapoutroie ~

Lapoutroie, Ste-Odile
Martin et Joseph RINCKENBACH, 1913


Avant... RINKENBACH Après...

Composition, 1991
Grand-orgue
56 notes
Récit expressif Pédale
30 notes
Bourdon 16' Quintaton 16' Soubasse 16'
Montre 8' Principal 8' Violoncelle 16'
Bourdon 8' Cor de nuit 8' Flûte 16'
Viole de Gambe 8' Unda maris 8' Flûte 8'
Flûte majeure 8' Flûte traversière 8' Violoncelle 8'
Dolce 8' Salicional 8' Bombarde 16'
Prestant 4' Viole de gambe 8' I/P (?)
Flûte à cheminée 4' Voix céleste 8' II/P (?)
Doublette 2' Flûte octaviante 4'  
Cornet 5 rgs Gemshorn 4'  
Fourniture 4 rgs Quinte 2'2/3  
Trompette 8' Octavin 2'  
II/I (16', 8', 4') ? Basson/Hautbois 8'  
  Voix humaine 8'  
  Trompette solo 8'  
  Clairon 4'  

     La partie centrale du Buffet de cet instrument date de 1851 : il provient de l'orgue que Joseph CALLINET construisit pour l'ancienne église de Lapoutroie (l'actuelle date de 1911).

Orgue Rinckenbach de Lapoutroie

Lapoutroie, le 25/02/2002.
Photo de François MULLER.

     Une grande partie de Lapoutroie - dont l'église - avait été détruite au cours d'un énorme incendie en 1750.

On attendit 1792 pour installer un orgue dans la nouvelle église, en rachetant aux Franciscains de Rouffach le petit instrument de Franz Joseph BEYER, qui datait de 1727.

En 1840, l'orgue Beyer était "bien délabré". Il fut remplacé l'année suivante par Joseph CALLINET.

En 1912 fut achevée la nouvelle église. L'orgue Callinet avait bien sûr été démonté.

     Pour le nouvel édifice, on demanda à Martin et Joseph RINCKENBACH de construire un orgue pneumatique neuf dans le Buffet Callinet (élargi de deux plates-faces sur les côtés afin de pouvoir contenir la partie instrumentale plus importante). Ils conservèrent quelques tuyaux Callinet pour construire le Bourdon 16', le Prestant, la Doublette et le Plein-jeu. L'instrument avait 34 ou 36 Registres selon les sources.

En 1954, suite à des dommages de guerre, la traction a été électrifiée par la Maison SCHWENKEDEL (le Cornet est d'ailleurs de Schwenkedel). Il y eut encore un relevage en 1975, par Georges BOIS de Colmar et, en 1980, par la Maison STEINMETZ.

     L'instrument de Martin et Joseph Rinckenbach peut donc être considéré comme bien conservé. Il a été rénové en 1990 par Daniel KERN. L'inauguration a eu lieu le 17/11/1990, mais Caecilia oublie de dire par qui. (Tout comme ont probablement été oubliés les Accouplements et Tirasses de la Composition,d'où les points d'interrogation en attendant confirmation.)

Franz Joseph BEYER (1687-1747)

     Franz Joseph BEYER (parfois orthographié BAYER) avait commencé comme ébéniste. Il était installé en 1720 à Ammerschwihr : il participa cette année-là à la réception de l'orgue WALTRIN de Kaysersberg en compagnie de Michel RAUCH (le fameux "complice" de Waltrin). Mais il semble surtout avoir établi son atelier à Turckheim, bien que certaines sources citent Dürckheim (Allemagne). (Il faut bien avouer que la ressemblance porte à confusion).

Beyer essaya, comme CRÄNER, de concurrencer Jean-André SILBERMANN, sans grand succès, malgré des tentatives pour casser les prix.

A Colmar, couvent des Augustins, il construisit en 1720 un orgue neuf. Il avait un Pédalier de deux octaves faisant sonner deux fois la même octave de tuyaux (curieuse Reprise).

Il répara l'orgue AEBI de Turckheim en 1726.

Il construisit donc en 1727 un orgue neuf pour les Franciscains de Rouffach (celui qui a été déménagé à Lapoutroie) : un seul clavier (octave courte) et Pédale avec Principal 8', Bourdon 8', Flûte (4'?), Dulcis Amoena 4', Quinte (2'2/3), Doublette, Fourniture, Cymbale au clavier; Soubasse à la Pédale.

Il construisit encore l'année suivante (1728) un orgue neuf de 12 Registres à Ribeauvillé, dans le couvent des Augustins (plus tard "couvent Providence"). Légèrement plus important que celui de Rouffach, sa Composition était (en 1739) : Principal 8', Bourdon (8'), Salicional, Flûte (4'), Prestant, Quinte (2'2/3), Doublette, Cornet, Fourniture, Cymbale au clavier; Soubasse (16') et Octavebasse (8') à la Pédale. (Mais il n'est pas exclu que CRÄNER, qui a revu l'instrument en 1737, ait fait quelques modifications.)

Son orgue de Sarrebourg, étudié par Silbermann, avait à peu près la même Composition (Montre 8', Bourdon 8' en bois, Prestant 4' en étain, Flûte 4' en bois, Quinte 2'2/3 en étain, Doublette 2', Fourniture 3 rgs, Cornet 2 rgs (sic) et Cymbale 2 rgs au clavier; Soubasse (16') et Octavebasse (8') à la Pédale. Silbermann note l'absence de Tremblant, et commente avec ironie que l'orgue n'en avait pas besoin, tellement le Vent était instable.

Sources :

  • Caecilia 1991-1-2
  • M. BARTH, "Elsass, 'Das Land der Orgeln' im 19. Jahrhundert", AEA XV (1965-66) (Pour Beyer)
  • Archives Silbermann (pour Beyer)

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Dernière mise à jour : 24/05/2008 16:51:00

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